Le directeur adjoint de la Caisse des dépôts (CDC), Antoine Saintoyant, a déclaré ce mercredi qu'il s'attendait à une hausse du taux du Livret A, en raison du retour de l’inflation provoqué par la guerre au Moyen-Orient.
Une hausse déjà anticipée. Ce mercredi, le directeur adjoint de la Caisse des dépôts (CDC), Antoine Saintoyant, qui gère près de 60% de l'encours de Livret A, a déclaré qu’il s’attendait à une hausse du taux «d’ici à la fin de l’année».
La prochaine révision du taux, dont le calcul est en partie basé sur l'évolution des prix, sera décidée par la Banque de France et Bercy à la mi-juillet, pour une application à partir du 1er août.
Antoine Saintoyant a justifié cette hausse à une accélération de l’inflation. Celle-ci s’explique notamment à l’important rebond des prix de l’énergie particulièrement des produits pétroliers (+7,3% sur un an en mars, contre -2,9% en février), depuis les premières attaques contre l'Iran fin février.
Selon les chiffres publiés par la Caisse des dépôts, les Français ont retiré 740 millions d’euros de plus qu’ils n’en ont déposé sur leur livret A en février.
Les acteurs du logement social à la peine
Si elle est bénéfique pour les épargnants, une hausse du taux de Livret A n'est pas une bonne nouvelle pour les acteurs du logement social, qui voient le coût de leurs crédits évoluer en parallèle.
«En dessous de 2%, les conditions de financement restent intéressantes» pour les bailleurs sociaux, a estimé Antoine Saintoyant à l'occasion d'une présentation du bilan d'activité 2025 de la Banque des territoires. «Si on dépasse les 2%, cela pourrait avoir des conséquences», a-t-il prévenu.
Interrogé sur le financement de six nouveaux réacteurs nucléaires, le dirigeant a évoqué une enveloppe de près de 50 milliards d'euros, à raison d'environ 4 milliards par an pendant une douzaine d'années.
Pour rappel, l'Elysée avait annoncé le mois dernier que l'argent placé sur le Livret A contribuerait à la construction de six nouveaux réacteurs nucléaires EPR2, dont le coût est estimé à 72,8 milliards d'euros.