Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

«Il n'y aura pas de passage en force» sur le travail le 1er-Mai : après les critiques, le gouvernement cherche désormais à rassurer les syndicats

Huit organisations syndicales ont adressé une lettre commune au Premier ministre, l’exhortant à ne pas convoquer de commission mixte paritaire. [Stephane Mahe / POOL / AFP]

Alors qu'une motion de rejet a été adoptée par les députés sur le texte portant sur l'élargissement du travail le 1er mai, des organisations syndicales s’indignent. Le Premier ministre a demandé au ministre du Travail de les rencontrer.

Mis sous pression, le gouvernement a-t-il changé d'avis ? Vendredi 10 avril, les députés ont approuvé une motion de rejet préalable de la proposition de loi visant à autoriser le travail de certains salariés le 1er-Mai.  

Accélérant, de fait, le parcours législatif de ce texte, ce vote a fait l’objet de vives critiques à gauche de l’échiquier politique. Les groupes de gauche et les syndicats ont ainsi dénoncé une manœuvre «scandaleuse» qui prend la forme d’un «passage en force».  

«Il n'y aura pas de passage en force», a fait savoir l'entourage du Premier ministre, Sébastien Lecornu, ce dimanche 12 avril. Le locataire de Matignon a, par ailleurs, demandé au ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, de rencontrer les organisations syndicales afin de parvenir à une «solution efficace et acceptable».

«Prendre le temps nécessaire»

A la suite de cette motion de rejet tactique, la proposition de loi visant à élargir le travail le 1er-Mai pourrait prochainement faire l'objet d'une commission mixte paritaire (CMP). 

Censée concilier les points de vue de tous les parlementaires, cette réunion n’a toutefois pas encore été convoquée. «Il convient donc de prendre le temps nécessaire pour cheminer vers une solution efficace et acceptable», a indiqué Matignon.  

Cette annonce survient alors que la grogne bat son plein. Huit organisations syndicales ont adressé une lettre commune au Premier ministre, l’exhortant à ne pas convoquer de commission mixte paritaire. 

«Monsieur le Premier ministre on ne réforme pas ainsi brutalement un texte d'histoire sociale et de conquêtes collectives. (...) Nous vous demandons donc de ne pas convoquer cette commission mixte paritaire de façon à respecter la démocratie sociale et la démocratie politique», est-il écrit dans ce texte signé par la CFDT, la CGT, FO, CFE-CGC, la CFTC, l’Unsa, la FSU et Solidaires.  

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités