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«Même en prison, on fait sa déclaration» : critiqué de toute part après des propos sur l’ex‑otage Benjamin Brière, le fisc fait finalement amende honorable

«Vraiment, les impôts, cela m’a échappé», a expliqué Benjamin Brière. [© JOEL SAGET / AFP]

La DGFiP s'est exprimée ce dimanche après la polémique liée au témoignage de Benjamin Brière. L'ancien otage en Iran a raconté que le fisc lui avait reproché de ne pas avoir déclaré ses revenus pendant sa détention.

Une polémique (presque) éteinte. Ce dimanche 12 avril 2026, la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) a réagi au témoignage de Benjamin Brière. Le quarantenaire a raconté avoir été rappelé à l'ordre par le fisc pour ne pas avoir déclaré ses revenus pendant... ses 1.079 jours de captivité en Iran.

Interrogé par le Journal du Net, Benjamin Brière avait expliqué avoir fait face à une situation «lunaire». En effet, une agente de la DGFiP lui aurait demandé pourquoi il n'avait pas déclaré ses revenus depuis quatre ans. La réponse, qui paraissait pourtant évidente car détenu dans une prison iranienne, n'a pas empêché le fisc de lui faire une remarque.

«Même en prison, on fait sa déclaration», lui aurait indiqué l'agente. Sa famille «aurait pu le faire», a-t-elle ajouté. «Ma famille n’a pas pu s’en occuper. J’avais ma famille en moyenne quinze minutes toutes les quatre à six semaines au téléphone. Vraiment, les impôts, cela m’a échappé», a répondu Benjamin Brière.

Une réponse «inacceptable»

Un extrait qui a récemment fait couler beaucoup d'encre, suscitant la polémique. La DGFiP a réagi ce dimanche sur le réseau social X. «M. Brière a fait état d’un premier contact anormal avec une agente dans un service des impôts qui n'a pas perçu la gravité de sa situation. La réponse qui lui a été apportée est inacceptable», a écrit le fisc.

Avant d'ajouter : «Benjamin Brière a par la suite été reçu, dans un autre département, par la responsable du centre des impôts et sa situation a été rapidement régularisée, avec tout le soin que méritait ce cas hors norme. Nous regrettons vivement que cet usager n'ait pu initialement bénéficier de toute l'attention qu'il convenait de lui apporter compte tenu du contexte.»

«Depuis, tout a été mis en œuvre pour s’assurer que ce type de situation ne puisse pas se reproduire», a conclu la Direction générale des Finances publiques. De quoi créer de l'espoir pour Cécile Kohler et Jacques Paris, de retour en France depuis mercredi 8 avril après plus de 1.200 jours de détention en Iran.

Un statut «d'otage d'État» ?

Accusé d'espionnage et de propagande, Benjamin Brière est resté en détention 1.079 jours avant d'être libéré en mai 2023. Aujourd'hui, le Français se bat pour faire reconnaître un statut «d'otage d'État» qui permettrait de faciliter leurs démarches administratives et d'aider financièrement leurs familles.

Des propos également utilisés par Jacques Paris lors de son retour en France. «Nous étions des otages d'État (avec Cécile Kohler, ndlr). Nous avons été traités dans des conditions extrêmement difficiles. Nos conditions de détention étaient inhumaines», avait raconté le professeur retraité de mathématiques.

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