Ce mardi 14 avril, le projet de loi sur la simplification administrative arrive en débat à l’Assemblée nationale. Les députés devront notamment se prononcer sur un amendement du gouvernement visant à maintenir les zones à faible émission en laissant le pouvoir aux collectivités locales de les instaurer ou non.
Elles sont menacées de disparition. Ce mardi 14 avril, le gouvernement va tenter de sauver le dispositif ZFE, avec le vote d'un amendement laissant le «libre choix aux collectivités locales» de maintenir ou non ces zones de faible émission.
Cette mesure, emblématique du premier quinquennat d'Emmanuel Macron, est de retour à l'Assemblée nationale, dans le cadre du projet de loi sur «la simplification de la vie économique». Et pour cause : le projet prévoit la suppression totale des ZFE en France ainsi que de la notion de zones à faible émission du Code des collectivités territoriales, du Code des transports et du Code de l'environnement.
«il aurait fallu attendre»
Ce nouveau vote à l'Assemblée crispe certains automobilistes, notamment à Marseille (Bouches-du-Rhône). «Vont-ils voter qu'on le veuille ou pas, que le maire le veuille ou pas ? C'est toujours l'État qui décide de toute façon», déplore un habitant auprès de CNEWS.
«Ce n'est pas juste, puisque selon où l'on vit, forcément, on ne sera pas traités à la même enseigne, estime une jeune femme. Les véhicules sont trop chers. C'est bien de faire ça, mais avant ça, il aurait fallu attendre que la population entière soit munie de véhicules électriques».
Des contrôles jugés insuffisants
À Marseille, les véhicules classés Crit'Air 4 et 5 ne sont plus autorisés à circuler depuis 2022, sous peine d'une amende de 68 euros. Mais, selon de nombreux locaux, les contrôles restent encore rares.
«On n'est jamais tombés sur un contrôle», indique un habitant. «Si on n'a pas la pastille, on a une amende. J'en ai pris une l'année dernière», raconte une autre.
Les véhicules Crit'Air 3 devaient être interdits à leur tour, mais en 2024, le gouvernement a ralenti le calendrier : en janvier dernier, les députés et les sénateurs ont voté la suppression des ZFE en commission mixte paritaire.
En France, 25 zones à faible émission sont actuellement actives.