Le maire de Nice et président de l’UDR Eric Ciotti a demandé à Emmanuel Macron de «rétablir les frontières avec l’Espagne», dénonçant la décision du Premier ministre Pedro Sanchez d’engager un plan de régularisation d’environ 500.000 sans-papiers.
«Empêcher une décision suicidaire». Ce mercredi, le nouveau maire de Nice Eric Ciotti a pointé du doigt le vaste plan de régularisation de sans-papiers enclenché par l’Espagne. Celui-ci pourrait concerner jusqu’à un demi-million de personnes et aurait pour ambition de soutenir l’économie espagnole, a annoncé le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez.
Une décision jugée comme une «trahison européenne», pour le président de l’Union des droites pour la République (UDR). Craignant «une décision solitaire qui impactera toute l’Europe», Eric Ciotti a appelé le président français Emmanuel Macron à «rétablir les frontières avec l’Espagne».
La régularisation de 500 000 migrants par l’Espagne socialiste est une trahison européenne.
Une décision solitaire qui impactera toute l’Europe.
J’appelle le Président Macron à rétablir les frontières avec l’Espagne et à mobiliser nos partenaires pour empêcher cette décision… pic.twitter.com/ky6SyqAgaF— Eric Ciotti (@eciotti) April 15, 2026
Une politique contraire à certains pays européens
L’Espagne adopte une politique à rebours du durcissement migratoire observé dans une grande partie de l’Europe. Dans sa lettre aux Espagnols, Pedro Sánchez a justifié ce vaste plan de régularisation en évoquant «une nécessité» face au vieillissement de la population espagnole et pour soutenir l'économie nationale, la quatrième de la zone euro et aujourd'hui l'une des plus dynamiques d'Europe.
«Nous sommes conscients que les migrations posent des défis. Il serait irresponsable de le nier», a-t-il aussi reconnu, estimant pour sa part que «la migration est une réalité qui doit être gérée avec responsabilité, intégrée avec justice et transformée en prospérité partagée».
Une vision à contre-courant de celle d’Eric Ciotti. Dans son programme, le président de l’UDR propose de «lutter contre l’immigration massive», et notamment de supprimer les prestations non contributives pour les étrangers.