Selon un sondage de l’Institut CSA pour CNEWS, le JDD et Europe1, paru ce mercredi 15 avril, 62% des Français sont favorables à l'élargissement de l'autorisation de travailler le 1er-Mai.
Le gouvernement à contre-courant de l'avis des Français. 62% des Français sont favorables à l'élargissement de l'autorisation de travailler le 1er-Mai, selon un sondage* de l’Institut CSA pour CNEWS, le JDD et Europe1 paru ce mercredi 15 avril.

Pour rappel, un projet loi sur le sujet devait bénéficier aux commerces de bouche (artisans boulangers, bouchers...), fleuristes et également à certains établissements culturels, avant d'être abandonné.
Dans le détail, les résultats divergent notamment en fonction de l'âge. Ainsi, les 18-24 ans sont les plus enclins à l'élargissement de l'autorisation de travailler le 1er-Mai avec 75 % d'entre eux qui ont répondu par l'affirmative à la question. Les 65 ans et plus sont également parmi les plus favorables à cette mesure (70%).
Au niveau de la catégorie socioprofessionnelle, ce sont les personnes inactives qui souhaitent le plus voir ce changement s'effectuer puisque 66% d'entre elles ont répondu par l'affirmative.

la gauche, seule contre tous
Sur le prisme politique, la logique est respectée. Les sondés provenant de la gauche ont répondu en majorité qu'ils étaient contre cette mesure. Du côté de la majorité présidentielle, ils sont 75% à être pour ce changement. Enfin, à droite, les sondés ont été encore plus nombreux à répondre par l'affirmative avec 78% des personnes interrogées déclarant leur souhait de voir le travail le 1er-Mai être élargi.
Des chiffres dans la même veine du côté des électeurs du Rassemblement National qui ont répondu «Pour» à la question à hauteur de 79%.

le gouvernement de sébastien lecornu sous le feu des projecteurs
Le sujet était au centre de l'actualité en ce début de semaine à la suite de l'annonce de Sébastien Lecornu de repousser la proposition de loi permettant d'élargir le travail le 1er-Mai, en ne convoquant finalement pas de commission mixte paritaire. Un choix qui a mis le Premier ministre et son gouvernement sous le feu des projecteurs. Gabriel Attal, chef du parti Renaissance, qui a largement promu cette proposition de loi, a notamment fait part de sa déception.
Dans la sphère politique, nombreux sont ceux qui ont accusé Sébastien Lecornu d'avoir plié face à la pression mise par la gauche. En effet, alors que dans un premier temps une manoeuvre parlementaire avait permis de faire passer la proposition de loi en force, les réactions de la gauche, menaçant le Premier ministre d'une censure, ont eu raison des velléités du gouvernement.
Outre Gabriel Attal, Bruno Retailleau a dénoncé des «capitulations à répétition». Le Rassemblement national a encore été plus loin, notamment par la voix de son président Jordan Bardella, estimant qu'Olivier Faure était «le véritable Premier ministre».
Finalement, le ministre du Travail a assuré ce mardi qu'une loi serait adoptée courant 2026 pour «sécuriser juridiquement» l'activité des boulangers et des fleuristes le 1er-Mai.