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8-Mars : le ministre du Travail écarte l'idée de la CGT d'un nouveau jour férié pour la journée internationale des droits des femmes

Jean-Pierre Farandou a rejeté l'idée portée par Sophie Binet. [Ludovic MARIN / AFP]

Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a écarté ce dimanche 19 avril, l'idée, portée par la CGT, d'instaurer un nouveau jour férié le 8-Mars, journée internationale des droits des femmes.

Une proposition qui n’a pas convaincu. La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a proposé l’instauration d’un nouveau jour férié le 8-Mars à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes. Une idée balayée par le ministre du Travail dans une interview à la Tribune du Dimanche.

En effet, en plein débat sur la possibilité pour les boulangers et fleuristes de faire travailler leurs salariés le 1er-Mai, jour traditionnellement chômé et payé, Sophie Binet a appelé ce vendredi à l'instauration d'un nouveau jour férié.

«On a 11 jours fériés en moyenne» en France, «contre 12 en moyenne en Union européenne. Et donc nous voulons un nouveau jour férié le 8-Mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, qui doit devenir comme le 1er-Mai, un jour férié, chômé et rémunéré», a-t-elle dit.

Interrogé à ce sujet, le ministre du Travail a donc répondu : «Je souhaite surtout que les Françaises et les Français soient plus nombreux à travailler, je pense aux jeunes et aux salariés les plus expérimentés, pour permettre à la France de produire plus, de rester souveraine et aussi de financer son modèle social».

Le difficile sujet du 1er-Mai

«Mais», a-t-il ajouté, «je veux évidemment redire l’importance du 8 mars et de l’égalité femmes-hommes dans le monde du travail.»

Concernant l'accord trouvé avec les artisans boulangers et les artisans fleuristes autour du travail le 1er-Mai, le ministre du Travail s’est dit «heureux» d'avoir «réussi à trouver une solution par le dialogue social» qui respecte «le symbole du 1er-Mai».

Jean-Pierre Farandou a néanmoins déploré le rejet par l’Assemblée nationale, en première lecture, du texte de loi reprenant l’accord entre les organisations patronales et syndicales sur les ruptures conventionnelles.

«Avec ce rejet, certains veulent mettre en panne la démocratie sociale», a estimé Jean-Pierre Farandou, qui prévient qu'au moment du vote en seconde lecture «il ne faudra pas changer une virgule de cet accord, sinon nous allons modifier l’équilibre trouvé par les partenaires sociaux» et «ce ne serait pas les respecter».

Pour faire vivre le dialogue social, il a par ailleurs annoncé son intention de transformer «le ministère du Travail historique, rue de Grenelle, à Paris, aujourd’hui inoccupé» en un lieu ouvert aux partenaires sociaux, et de rénover les «bourses du travail, patrimoine essentiel de notre histoire sociale souvent dégradé».

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