Le PDG de Corsair s’est inquiété ce lundi matin de l’explosion du prix du kérosène. Cependant, il ne craint pas de pénurie ou de situation de rationnement grâce aux nombreux stocks de carburant aérien.
Les compagnies aériennes souffrent de la guerre au Moyen-Orient. Ce matin, Pascal de Izaguirre, le PDG de Corsair, était interrogé aux micros de nos confrères de BFM Business à propos de l’augmentation du prix du kérosène. «Par rapport au niveau auquel était le kérosène avant le conflit, les prix évoluent entre deux fois et deux fois et demi», a-t-il dit.
«Avant la crise, le prix du kérosène, c'était 25 % du total des coûts d’une compagnie aérienne, maintenant c'est entre 40 et 45 %. Les comptes financiers des compagnies vont être impactés, c'est une ponction supplémentaire sur la trésorerie» affirme Pascal de Izaguirre.
Bien que les prix des billets d'avion des voyageurs ont déjà augmenté. Il faut s’attendre, selon lui, à une autre hausse dans les prochains jours/semaines. «L’augmentation du prix des billets, c’est absolument inévitable, mais nous le faisons de façon très modérée, bien en deçà de ce qu’il faudrait», affirme le patron de Corsair.
«Six semaines de visibilité»
Concernant le rationnement du kérosène, Pascal de Izaguirre espère que la guerre sera réglée avant d'en arriver à ce stade. «En général, nous avons six semaines de visibilité devant nous et l'État a des stocks stratégiques pour trois mois, ce qui nous permet quand même de tenir, de voir venir et de passer l'été tranquillement», affirme le PDG de Corsair.