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La consommation de carburants en France a diminué de 14% depuis début mai sur un an, annonce le ministre de l'Économie

En avril déjà, cette consommation de carburant avait baissé de 11 % sur un an. [Ed JONES / AFP]

Les prix à la pompe sont en forte hausse et par conséquent les Français ont modifié leurs habitudes et font de moins en moins souvent le plein.

Des changements de comportements des automobilistes. Les prix à la pompe des carburants ont explosé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. La consommation des automobilistes et des entreprises françaises a chuté de 14 % du 1er au 20 mai par rapport à la même période l’an dernier, a précisé Roland Lescure, le ministre de l’Économie sur Sud Radio ce vendredi.

En avril déjà, cette consommation de carburant avait baissé de 11 % sur un an. Le ministre défend aussi la réponse du gouvernement concernant la prolongation et l’élargissement des aides ciblées aux professionnels les plus touchés par la hausse des prix à la pompe qui a été déclarée ce jeudi.

Ce plan est évalué à 710 millions d’euros. Compte tenu de l’état des finances publiques à recourir à une aide massive et indiscriminée sur les carburants comme en 2022, l’exécutif se refuse toutefois.

«La crise coûte à la France, donc ce coût il faut qu’on le partage», a souligné Roland Lescure. Ce dernier estime qu’il «y a des gens qui peuvent passer la crise sans être aidés. Nous, on se concentre sur les plus vulnérables».

Il critique l’exemple de l’Espagne qui dépense une fortune pour subventionner les prix à la pompe. «Si le gouvernement espagnol veut subventionner des Français qui vont chez eux remplir leur réservoir, tant mieux pour eux !»

David Amiel, le ministre des Comptes publics, a indiqué ce jeudi que les recettes fiscales liées aux carburants n’avaient représenté que 10 millions d’euros supplémentaires entre le 1er mars et le 20 mai. La hausse des prix ayant été partiellement compensée par une baisse de la consommation.

Il a tenu à rassurer les Français sur les stocks de carburants et de kérosène dans le pays. «Pour l’Europe, cette crise est un problème de prix, pas de volume», a expliqué le ministre de l’Économie. «On n’a pas de problème d’approvisionnement», contrairement à l’Asie, a-t-il ajouté.

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