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Présidentielle 2027 : qui sont les candidats déjà en lice ?

Plusieurs personnalités politiques ont déjà annoncé leur candidature pour 2027. [Joël Saget/AFP]

A un an de la fin du mandat d'Emmanuel Macron, plusieurs personnalités politiques ont déjà fait part de leur intention de se présenter à l’élection présidentielle de 2027. 

Certains ont décidé de partir tôt dans la course à l’Élysée. Si l’actualité politique est fortement marquée par la possible inéligibilité de Marine Le Pen en 2027, alors que l'affaire a été jugée en appel en ce début 2026, et que la décision est attendue début juillet, d’autres personnalités sont déjà en lice pour la prochaine élection présidentielle.

Gabriel Attal, 37 ans

Longtemps pressenti, Gabriel Attal a annoncé vendredi 22 mai sa candidature à l'élection présidentielle. L'ancien Premier ministre et secrétaire général du parti Renaissance a exprimé son «ambition» de «nous faire renouer avec une très grande promesse qui est la promesse de l'élévation, l'élévation individuelle pour que chacun en France se dise que ses enfants, ses petits-enfants auront une vie meilleure et une promesse d'élévation collective». 

Il a fait cette annonce en conclusion d'un débat «citoyen» organisé dans le village de Mur-de-Barrez (Aveyron). Déjà en campagne active depuis plusieurs semaines, Gabriel Attal relance ainsi la compétition interne au bloc central avec Édouard Philippe, le président du parti Horizons, qui a annoncé sa candidature dès septembre 2024. 

Bruno Retailleau, 65 ans

Les adhérents des Républicains ont choisi de désigner le patron du parti Bruno Retailleau comme leur candidat à la présidentielle de 2027 par 73,8% des voix lors d'une consultation, écartant l'organisation d'une primaire interne en juin. 

La proposition d'une primaire fermée réservée exclusivement aux candidats LR n'a recueilli que 12,2% tandis que celle qui prévoyait de l'ouvrir aux sympathisants a fait à peine mieux (14%), a précisé le parti, soulignant que la participation a atteint 60,01%, soit près de 46.000 votants sur les quelque 76.000 adhérents appelés aux urnes.

Edouard Philippe, 55 ans

Personnalité politique préférée des Français et ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron, Edouard Philippe est candidat pour l’élection présidentielle de 2027. L’actuel maire du Havre a annoncé se lancer dans la course à l’Élysée en septembre 2025. Un scrutin qu’il va aborder sous l’étiquette de son parti Horizons.

Celui-ci, qui conditionnait sa candidature à la victoire aux municipales du Havre, refuse toute participation à primaire de la droite et du centre, promettant un programme fédérateur qui devrait être dévoilé ces prochaines semaines. 

David Lisnard, 57 ans

Le maire de Cannes, David Lisnard, a, pour la première fois, fait part de son envie de se présenter à la présidentielle de 2027, lors de ses vœux le 15 janvier dernier. Pour autant, le président de l’Association des maires de France (AMF) a indiqué qu’il se soumettrait à une primaire de la droite.

Face au refus de Bruno Retailleau d'organiser une primaire, celui qui a fondé son propre parti, Nouvelle Énergie, assumant une ligne plus libérale, a claqué la parte des Républicains. 

Xavier Bertrand, 61 ans

Plusieurs fois candidat aux primaires de son parti ou candidat pressenti, Xavier Bertrand n’est pas parvenu à se présenter à une élection présidentielle. Néanmoins, en février 2024, le président de la région des Hauts-de-France a annoncé se présenter en 2027.

Figure emblématique du quinquennat de Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand veut illustrer une alternative au macronisme et surtout à Marine Le Pen.  

François ruffin, 50 ans 

S'il ne s'est jamais présenté à une élection présidentielle, François Ruffin espère être de la partie en 2027. Isolé à gauche depuis sa rupture avec LFI aux législatives, il s'est remis en selle lors d'un meeting à Montreuil, mardi 1er avril, affichant sa détermination à être un acteur majeur de la prochaine élection présidentielle. 

Il a indiqué se lancer dans une campagne pour «rebâtir une force» à gauche en vue de la présidentielle, pour laquelle il est «évidemment sur les rangs».  

Nicolas Dupont-Aignan, 65 ans  

Trois fois candidat à la présidentielle, Nicolas Dupont Aignan a annoncé le 8 mars 2025, dans un entretien accordé à CNEWS son intention de repartir en campagne pour une quatrième fois.

Le président du parti Debout la France souhaite ainsi unir «le bloc souverainiste», assumant une campagne très hostile au fonctionnement actuel de l'Union européenne. 

«Je pense qu’il y a besoin d’un candidat souverainiste, indépendantiste pour notre pays en 2027. Un candidat qui dit les choses», a-t-il déclaré en mars dernier. 

François Asselineau, 68 ans

Président de l’Union populaire républicaine (UPR), François Asselineau, a d’ores et déjà indiqué son intention de se présenter lors de l’élection présidentielle de 2027. Candidat malheureux en 2017, année où il a récolté 0,92% des voix au premier tour, il n’était pas parvenu à rassembler les 500 parrainages requis pour se présenter en 2022.

Militant pour la sortie de l’Union européenne mais aussi du Traité de l’Atlantique nord (OTAN), François Asselineau a été au cœur d’une procédure judiciaire pour des faits de «harcèlement sexuel» et «harcèlement moral». 

Une plainte a été déposée à son encontre en mai 2020. Si un non-lieu a été rendu en décembre 2024, le parquet a fait appel.

Marine Le Pen, 57 ans

Favorite des sondages, deux fois finaliste de l’élection présidentielle face à Emmanuel Macron en 2017 et 2022, Marine Le Pen est considérée comme «la candidate légitime» du Rassemblement national. 

Pourtant, le 31 mars 2025, l'hypothèse de la voir candidate s'est quelque peu essoufflée à la suite de son inéligibilité consécutive à sa condamnation par le tribunal correctionnel de Paris, dans le procès des assistants d'europarlementaires RN .

Dénonçant une «décision politique», la patronne des députés RN à l'Assemblée nationale a décidé de faire appel. Alors que la décision sera rendue en juillet 2026, celle-ci reste toujours la candidate naturelle de sa formation politique pour 2027. 

En cas de confirmation de son inéligibilité en appel, Jordan Bardella devrait prendre le relais de Marine Le Pen dans la course à l'Élysée.

Jean-Luc Mélenchon, 74 ans

Le leader historique de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle, le 3 mai 2025, après que cette dernière a été approuvée par les élus du parti. Il a assuré être le «mieux préparé» à La France insoumise «pour faire face à la situation qui arrive», mettant notamment en avant son expérience face à la «menace d'une guerre généralisée».

Il brigue ainsi la présidence de la République pour la quatrième fois. A la dernière élection présidentielle, il avait échoué à 420.000 voix du second tour, en réunissant 22% des suffrages et en arrivant à la troisième place du premier tour, très largement en tête à gauche.

L'ancien sénateur, ministre, député et député européen avait pourtant déclaré se mettre «en retrait mais pas en retraite» après la dernière échéance présidentielle. Malgré ces déclarations, il n'a cessé d'intervenir dans le débat public, via ses réseaux sociaux, ses prises de parole, ou son implication dans les campagnes des européennes et législatives de 2024 ou des municipales de 2026.  

Clémentine Autain, 52 ans

Ancienne membre de la France insoumise, qu'elle a quitté il y a un an, Clémentine Autain a annoncé le 16 juin 2025 son intention de se présenter à l'élection présidentielle de 2027. La députée de Seine-Saint-Denis a indiqué être prête à participer à une primaire de la gauche, qui doit se tenir en octobre prochain? 

Jérôme Guedj, 54 ans

Membre du Parti socialiste et député de l'Essonne, Jérôme Guedj a annoncé le 5 février 2026 être candidat à l'élection présidentielle 2027, précisant qu'il ne participera pas à la primaire de la gauche, qu'il juge «baroque». 

Il s'est dit prêt à «porter la voix d'une gauche républicaine, européenne, universaliste, laïque, sociale, et écologiste», dans le but de représenter «la majorité du peuple de gauche, qui partage cette orientation».

Il s'inscrit également en rupture avec la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. «Je suis candidat pour porter d’abord cette question des valeurs : on ne transige pas avec la République, on ne transige pas avec la laïcité, ou avec l’universalisme», a-t-il déclaré. 

Raphaël Glucksmann, 46 ans

L'eurodéputé et président du parti Place Publique refuse toute participation à une primaire unitaire de la gauche à l'heure actuelle. Raphaël Glucksmann se démarque également par son refus catégorique de toute alliance avec La France insoumise. 

Lors des élections municipales, celui-ci a dénoncé les fusions de listes entre les candidats socialistes et les insoumis. 

«Il ne peut y avoir aucun flou. S'allier à un parti dont on a dénoncé les propos antisémites il y a encore quinze jours, c’est inacceptable pour nous», a-t-il déclaré lors de l'entre-deux-tours quant à la stratégie du Parti socialiste. 

Bernard Cazeneuve, 62 ans

Dans un entretien accordé à nos confrères du Figaro mardi 28 avril 2026, l'ancien Premier ministre s'est dit «prêt» à être candidat à la prochaine élection présidentielle. Opposé à La France insoumise, Bernard Cazeneuve a quitté le Parti socialiste en 2022, après la formation de la Nupes. 

L'ancien ministre de l'Intérieur a depuis fondé «La Convention», un mouvement de gauche et de centre-gauche, visant à mettre en avant notamment la ligne socialiste opposée à une alliance avec LFI.

«Il faut, pour éviter à tout prix la victoire du Rassemblement national, construire une offre politique qui donne enfin une perspective aux Français. Il est donc déterminant de créer les conditions d’un rassemblement le plus large possible autour d’un projet responsable et crédible», a-t-il déclaré. 

Florian Philippot, 44 ans

L'ancien vice-président du Front national (FN) a annoncé sa candidature à l’Élysée le samedi 9 mai. Florian Philippot espère obtenir les 500 parrainages d’élus nécessaires pour valider sa candidature, ce qu’il n’avait pas réussi à faire lors du scrutin de 2022.

Le président du mouvement «Les Patriotes» souhaite sortir de l’Union européenne et de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN).

«Il faut retrouver notre indépendance en quittant l’Union européenne», avait-il déclaré ce mercredi 6 mai sur nos antennes.

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