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Toulouse : une nuée de moustiques tigres «modifiés» envoyée en mission spéciale pour éradiquer ses congénères

Cette stratégie pourrait s'avérer payante et surtout plus respectueuse de l'environnement. [Adobe Stock]

Ce jeudi 21 mai, la mairie de Toulouse a annoncé qu'elle allait expérimenter une nouvelle méthode pour limiter l'invasion du moustique tigre en ville. Et ce sont d'autres moustiques qui vont s'en charger.

Les fortes chaleurs sont de retour en cette fin de mois de mai. Mais elles sont accompagnées par l'arrivée des moustiques tigres dans plusieurs zones de France. Face à cette invasion, Toulouse a annoncé jeudi qu'elle allait tester une toute nouvelle méthode dès mardi 26 mai : un lâcher de moustiques particuliers.

Cette technique appelée TIS (Technique de l'Insecte Stérile) consiste à produire industriellement des moustiques mâles stériles et non piqueurs, puis à les libérer en grande quantité dans la nature. L'objectif est que ces mâles s'accouplent avec des femelles sauvages - qui ne se reproduisent qu'une fois dans leur vie et stockent leur sperme - afin qu'elles pondent des œufs... non viables.

«Cette méthode à long terme a déjà été beaucoup utilisée à La Réunion et est arrivée il y a un an en métropole», confie à CNEWS Antoine Mignotte, responsable recherche et développement chez Altopictus. Cette entreprise est spécialisée dans la surveillance et la lutte contre le moustique tigre depuis 2020. Elle peut être mandatée par l'Agence Régionale de la Santé pour prévenir et/ou intervenir dans certaines situations préoccupantes.

Une alternative respectueuse de l'environnement

Grâce à cette méthode, la population de moustiques pourrait être réduite de 60 à 70% la première année. Et même jusqu'à 90% la deuxième, selon Cléa Oliva, co-fondatrice de la première ferme à moustiques de la métropole. Son usine Terratis, située à Montpellier (Hérault), libère jusqu'à un million de mâles stériles par semaine.

«Nous sommes intervenus à Brive en 2025. Un an plus tard, 40 à 50% des œufs étaient stériles», ajoute Antoine Mignotte.

À long terme, cette stratégie pourrait s'avérer payante et surtout plus respectueuse de l'environnement, contrairement à la fumigation qui peut avoir un effet négatif sur la biodiversité.

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