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Guerre des transats dans les hôtels et les plages : cette solution pour libérer les places fait mouche

Lancée en mai, la solution séduit déjà plusieurs établissements français et espagnols, dont une dizaine de partenaires, à l’image d’un camping situé dans les Pyrénées-Orientales. [Adobe Stock]

Face à la pénurie de transats dans les hôtels et aux comportements abusifs de certains vacanciers, une start-up toulousaine propose une solution innovante. Grâce à un dispositif connecté, elle entend fluidifier l’accès aux chaises longues.

Chaque été, la scène se répète : dès l’aube, des vacanciers déposent leur serviette sur un transat, puis disparaissent pendant des heures, privant les autres clients d’un équipement pourtant inclus dans leur séjour. Une pratique qui agace autant qu’elle divise, au point de devenir un véritable casse-tête pour les professionnels du tourisme.

Pour répondre à cette problématique, une start-up basée près de Toulouse a imaginé une solution concrète et technologique. Développé au sein de l’IoT Valley à Labège, le dispositif baptisé  «Naqualea» repose sur un capteur discret placé sous chaque chaise longue. «Il détecte la présence, ou non, d'une personne», explique à CNEWS Perla Barcessat, fondatrice et directrice.

Ainsi, chaque établissement définit une durée maximale d’absence tolérée : par exemple deux heures sur le temps du déjeuner, ou une heure durant le reste de la journée. Une fois ce délai dépassé, une alerte permet au personnel d’intervenir pour libérer la place, en plaçant les affaires dans un espace dédié.

Une application dédiée

Du côté des vacanciers, l’innovation se veut aussi pratique. Grâce à une application, ils peuvent consulter en temps réel les transats disponibles, évitant ainsi les frustrations et la recherche interminable d’une place libre. «L'idée est née d'une expérience que nous avons déjà tous eu. Plutôt que de subir, on s'est lancé pour trouver la solution».

D'autant que le problème dépasse le simple désagrément. Un tribunal allemand a récemment tranché en condamnant le géant du tourisme TUI à indemniser un client à hauteur de près de 1.000 euros. En cause, l’impossibilité pour celui-ci et sa famille de profiter des transats d’un hôtel situé sur l’île grecque de Kos, pourtant inclus dans leur formule tout compris.

Jusqu’à présent, les règles existaient souvent de manière informelle : panneaux d’avertissement ou surveillance visuelle du personnel. Mais ces méthodes montrent leurs limites. «On apporte ici une véritable traçabilité», souligne la dirigeante.

UNE SOLUTION LANCÉE EN MAI

L’objectif affiché est clair : «rétablir une certaine équité entre les vacanciers». Car pour la start-up, l’accès à un transat fait «pleinement partie de la prestation payée par les clients. Chacun doit donc pouvoir en bénéficier», avance Perla Barcessat. 

Au-delà de la gestion des conflits, la technologie présente aussi un intérêt stratégique pour les professionnels. «Les données collectées permettront de mieux comprendre les habitudes des vacanciers et d’adapter les services proposés, qu’il s’agisse d’activités ou d’aménagements», nous assure la fondatrice.

Lancée en mai, la solution séduit déjà plusieurs établissements français et espagnols, dont une dizaine de partenaires, à l’image d’un camping situé dans les Pyrénées-Orientales. De quoi laisser entrevoir la fin progressive des «réservations fantômes» et, peut-être, apaiser durablement la guerre des transats.

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