Ce mardi, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a annoncé la mise en place d’un «coupe-file» pour les élèves en situation de détresse afin d’obtenir un rendez-vous plus rapidement.
Une vraie solution ? Les élèves soupçonnés d’avoir des problèmes de santé mentale et repérés par l’Éducation nationale pourront désormais bénéficier de rendez-vous sous 48 heures avec des professionnels, comme l’a indiqué ce mardi Stéphanie Rist, ministre de la Santé.
En effet, pour détecter précocement les problèmes de santé mentale, chaque jeune qui sera «repéré» par l’Éducation nationale – tels que les médecins scolaires, les infirmières scolaires, les enseignants ou encore les directeurs - bénéficiera d'un «coupe-file pour avoir rendez-vous dans les 24-48 heures» avec un professionnel.
Si c'est un médecin scolaire, une infirmière scolaire ou un psychologue scolaire qui repère une situation de détresse, «il pourra être en contact avec les professionnels de santé de ville de son territoire (psychologue, psychiatre, pédo-psychiatre) et ainsi permettre» directement une prise de rendez-vous rapide, a expliqué Stéphanie Rist sur franceinfo.
Dans les cas où c'est un enseignant ou le directeur qui détecte une situation de détresse, et qu'il n'y a pas de soignant dans l'établissement, «il y aura une organisation sur le territoire des professionnels de santé entre eux», de façon à «libérer des créneaux pour de l'urgence», a-t-elle également précisé.
«Je connais l'état du système de santé», a affirmé la ministre, évoquant notamment le manque de médecins, mais «quand on repère des troubles psychiatriques plus tôt, on évite des hospitalisations. Donc nous avons à faire cette bascule», a-t-elle ainsi estimé.
Vers le «zéro contention» ?
Stéphanie Rist a également évoqué vouloir mettre fin aux pratiques de contention dans les établissements psychiatriques d'ici à 2030.
Selon elle, la contention «est traumatisante pour les familles, pour le patient lui-même et notamment chez les jeunes patients». «Je l'annonce aujourd'hui, (...) nous devons aller vers le zéro contention en 2030», a-t-elle déclaré.
«C'est possible. (...) Déjà un établissement sur dix en France est engagé dans ce zéro contention, que ce soit à Marseille, à Bordeaux, à Lyon. Il y a des pays, la Norvège, l'Espagne, qui sont à plus de 90% de diminution de leur contention», a par ailleurs détaillé la ministre de la Santé.
Il faudra néanmoins «un nombre de professionnels adapté, des locaux adaptés» et «une formation de toute l'équipe», donc «évidemment, ce n'est pas du jour au lendemain», a poursuivi Mme Rist qui souhaite garantir «la dignité humaine» et suivre les recommandations de la Haute Autorité de Santé.
Ces annonces seront plus largement évoquées ce mardi après-midi, lors d'un rendez-vous interministériel destiné à dresser le bilan de la grande cause nationale lancée en 2025 autour de la santé mentale.