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Meurtre d'Henry Nowak par un sikh au Royaume-Uni : la police va réexaminer ses directives contre le racisme

Le meurtrier d'Henry Nowak, Vickrum Digwa, a menti aux policiers en déclarant avoir été victime d'une agression raciste. [REUTERS/Isabel Infantes]

Le Royaume-Uni est touché par une vague de protestations après la mort d'Henry Nowak, un étudiant de 18 ans, tué par un homme qui l'avait accusé à tort d'injures racistes. La police britannique a annoncé avoir prévu de réexaminer ses directives contre le racisme.

La police britannique obligé de réagir face à la colère du peuple. La police britannique a annoncé mercredi qu'elle allait réexaminer ses directives contre le racisme, critiquées après l'arrestation et la mort d'un étudiant, menotté agonisant après avoir été accusé à tort d'injures racistes par son meurtrier.

Henry Nowak, 18 ans, a été poignardé à cinq reprises alors qu'il rentrait d'une soirée à Southampton, sur la côte sud de l'Angleterre, le 3 décembre 2025. Un jeune homme sikh de 23 ans, Vickrum Digwa, a été condamné lundi à la prison à vie assortie d'une peine de sûreté de 21 ans pour le meurtre.

Ce dernier a menti aux policiers au moment des faits en déclarant avoir été victime d'une agression raciste, et avoir agi en état de légitime défense après des insultes et des coups. Les agents l'ont cru et menotté Henry Nowak, qui était en train de succomber à ses blessures, en lui signifiant son arrestation.

des policiers blessés lors de manifestations

Ce drame a conduit l'extrême droite à accuser la police de «préjugés anti-Blancs». Onze policiers ont été blessés mardi soir lors d'un rassemblement près des lieux du crime à Southampton, où des manifestants s'en sont pris aux forces de l'ordre en lançant des briques, des bouteilles et des poubelles dans leur direction. Deux personnes ont été interpellées.

Des directives de la police contre le racisme, datant de 2025, sont vivement critiquées.

Un document sur «les ambitions à long terme d'un service de police antiraciste» suggère que les personnes devraient être traitées différemment en fonction de leur origine ethnique. Il recommande aux agents de ne pas être «indifférents à la couleur de peau».

Une formulation «pas appropriée»

Une instance nationale regroupant des hauts responsables de la police, le NPCC (National Police Chiefs' Council), va réexaminer ces directives.

«Nous sommes à l'écoute de préoccupations légitimes concernant la manière dont certains de ces engagements sont formulés ou rédigés, et, si nécessaire, nous pouvons et allons apporter des modifications», a indiqué le responsable du NPCC, Gavin Stephens.

La secrétaire d'Etat chargée des forces de l'ordre, Sarah Jones, a estimé sur la BBC que la formulation dans la directive n'était «pas appropriée». «Tout le monde devrait être traité de manière égale devant la loi, et je pense qu'il est juste qu'ils réexaminent ce document», a-t-elle ajouté.

Trois des policiers qui ont arrêté Henry Nowak sont toujours en fonction et un quatrième a démissionné, a indiqué la police du Hampshire, dont dépend Southampton. Ils sont considérés comme témoins dans l'affaire.

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