Le marché parallèle du tabac poursuit sa progression alarmante en France. Selon une étude menée par KPMG et publiée ce mercredi 3 juin, plus de 20 milliards de cigarettes illicites ont été consommées sur le territoire en 2025.
Le stéréotype est tenace : les Français sont adeptes de la cigarette. Il faut dire que la proportion de fumeurs dans l’Hexagone est relativement élevée. Ainsi, selon l’édition 2024 du baromètre de Santé publique France, 8,4 millions de 18-75 ans fument quotidiennement. Ce sont donc près de 50 milliards de ces petits cylindres remplis de tabac qui sont consommés chaque année.
Une question demeure, d’où proviennent ces cigarettes ? Si le réseau légal demeure majoritaire, il se trouve fortement concurrencé par le commerce parallèle. Et pour cause, 41,4% des cigarettes fumées en France proviennent de la contre-bande ou de contrefaçons. Ces chiffres édifiants ont été dévoilés ce mercredi 3 juin dans une étude, menée par le cabinet d'audit KPMG pour le cigarettier Philip Morris, portant sur la consommation illicite de cigarettes et de tabac.
Un marché en constante progression
La France fait office de mauvaise élève, le pays possédant le marché parallèle le plus vaste d’Europe, selon ce document. Cela comprend les produits de contre-bande, ceux contrefaits, mais aussi les «Illicit Whites», ces cigarettes de marques non-déposées en France, fabriquées pour alimenter les réseaux de trafics illégaux.
Au total, 20,5 milliards de ces produits illicites ont été consommés en France, en 2025. A titre de comparaison, le Royaume-Uni arrive en seconde place, avec 7,3 milliards de cigarettes illicites fumées durant l’année dernière.
Ces données sont d’autant plus alarmantes que le marché parallèle progresse d’année en année. Ainsi, en 2024, le nombre des cigarettes illicites consommées en France s’élevait à 18,75 milliards. A noter toutefois que la consommation des «Illicit Whites» a légèrement diminué en 2025 par rapport à l’année précédente.
En outre, l’expansion de ce marché parallèle engendre un sévère préjudice pour l’État français. Les pertes de recettes fiscales s’élèvent ainsi à 10.369 milliards d’euros en 2025.