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Violences urbaines : le gouvernement envisage de faire payer les casseurs, y compris via les prestations sociales

De nombreux dégâts ont été observés en France après la finale de la Ligue des champions samedi 30 mai. [REUTERS/Benoit Tessier]

Sébastien Lecornu a demandé à son gouvernement de mettre en place un cadre législatif pour organiser le paiement par leurs auteurs, y compris via les prestations sociales, des dommages causés à l’occasion d’événements comme la victoire du PSG en Ligue des champions, a appris CNEWS ce mercredi de Matignon.

Un nouveau dispositif. Alors que la justice continue de faire son travail pour sanctionner les fauteurs de trouble après les dégradations survenues en marge de la finale de la Ligue des champions, samedi 30 mai, remportée par le Paris Saint-Germain, le Premier ministre a demandé ce mercredi à son gouvernement de mettre en place un arsenal législatif permettant de faire payer directement les casseurs. 

Si le dispositif précis n’a pas encore filtré, il s’agit, selon nos informations, de passer d’un système où la réparation incombe à la collectivité à un système où ce sont les auteurs de dégradations qui paient. Cela impliquerait le recouvrement, par voie civile, des sommes correspondant aux réparations, y compris à travers la suspension de prestations sociales.

Un meilleur bilan qu'en 2025

Malgré un dispositif sécuritaire composé de 8.000 policiers et gendarmes dans la capitale, les forces de l'ordre ont fait face à de multiples incidents, qui ont fait 178 blessés de leur côté. Bilan : 890 interpellations, en hausse de 45% par rapport à l’an dernier lors du précédent sacre du PSG. Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a toutefois relevé «une baisse de 30% des faits» par rapport à 2025.

Par ailleurs, des feux d’artifice ont déclenché de nombreux incendies. Les services de la Ville de Paris déplorent, selon un bilan provisoire, une cinquantaine de corbeilles incendiées, une dizaine de colonnes à verre dégradées et cinq Trilib endommagés. Le coût provisoire est estimé à 120.000 euros. La municipalité précise que les secteurs les plus touchés sont Paris-Centre ainsi que les 7e, 8e, 16e et 17e arrondissements.

Malgré un record d’utilisation, les services de vélos en libre-service déplorent quant à eux la destruction d’une centaine d'appareils. Plusieurs voitures ont aussi été incendiées et plusieurs commerces ont été pris pour cible. Un restaurant et une boulangerie ont été attaqués près du Parc des Princes, tandis que des vitrines ont été cassées entre le 8e et le 17e, où des pillards ont réussi à pénétrer dans le magasin Darty.

Depuis lundi, 27 personnes ont été jugées en comparution immédiate à Paris. Six d'entre elles ont été relaxées et les autres ont été condamnées à des travaux d'intérêt général ou des peines allant de quatre mois de prison avec sursis à quatorze mois de prison ferme, prononcés à l’encontre d’un policier pour avoir braqué, en état d’ivresse et alors qu’il était hors service, un automobiliste avec son arme lors des célébrations.

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