Le ministère de la Santé s’inquiète de la hausse de la consommation de cannabinoïdes de synthèse, surtout chez les jeunes. Ces nouvelles drogues ont déjà causé plusieurs morts en France.
La direction générale de la santé a adressé un «message urgent de santé publique» à l’échelle nationale, s’adressant à tous les professionnels de santé ce jeudi. Dans le viseur, l’exposition aux cannabinoïdes de synthèse, mettant en grave danger la santé des adolescents et des jeunes adultes.
Près de 500 intoxications et 2 morts ont déjà été recensés, des garçons âgés d’entre 13 et 18 ans dans la plupart des cas. Les cannabinoïdes de synthèse font de lourds dégâts. Ils sont présentés comme licites, mais sont en réalité fortement toxiques. Ces substances chimiques procurent des effets similaires au cannabis, mais bien plus puissants.
dangereux mais pas toujours illégaux
L’Institut national de la santé publique du Québec a déjà travaillé sur le sujet. Il observe que ces substances sont synthétisées dans des laboratoires clandestins. Elles sont ensuite importées sous forme de poudres, d’huiles ou de liquides concentrés, puis consommées dans des e-liquides ou d’autres produits sur lesquels elles ont été vaporisées.
Une fois absorbé, cela peut causer des symptômes parfois très graves : hallucinations, attaques de panique, idées suicidaires, convulsions, coma … Des troubles qui peuvent être psychiatriques, neurologiques ou cardiovasculaires.
Alors que le cannabis est une plante, les cannabinoïdes de synthèse sont des substances chimiques, avec des molécules qui imitent son effet. Ils sont donc plus puissants, plus dangereux et plus addictifs. Mais comme leur structure moléculaire précise n’a pas encore été ajoutée à la liste des produits bannis par la loi, ils ne sont pas considérés comme illégaux. Les producteurs peuvent garder une avance sur la législation en les modifiant régulièrement.
En France, le site drogues-info-service.fr a tout de même listé une série de produits interdits. Le Code de la santé publique prévoit des sanctions pour les consommateurs. Les amendes montent à 3.750 euros et la peine de prison jusqu’à 1 an.