Devant une commission du Sénat ce mercredi 17 juin, le président du Louvre Christophe Leribault, nommé en février dernier, a affirmé que le musée est «à bout de souffle» et fait face à un «mur d'investissement».
Un «casse du siècle» en octobre 2025, et depuis, une crise qui n'en finit plus. Le musée du Louvre, victime d'un retentissant cambriolage il y a 9 mois, est à «bout de souffle» et fait face à «un mur d'investissements» nécessaires pour rénover ses équipements vieillissants, a affirmé mercredi devant une commission du Sénat son président Christophe Leribault, fraîchement élu en février dernier suite au départ forcé de Laurence des Cars.
«On peut le dire sans ambages : malgré son imposante majesté, malgré l'engagement quotidien de ses équipes, c'est un Louvre à bout de souffle», a-t-il déclaré ajoutant que «ses équipements, ses infrastructures arrivent en fin de cycle».
Un projet estimé à plus d’un milliard d’euros
Le cambriolage survenu le 19 octobre, lors duquel des joyaux de la Couronne ont été dérobés, a mis en lumière des faiblesses en matière de sécurité. «Nous sommes donc à la croisée des chemins, les urgences bâtimentaires s'accumulent et nous faisons face à un mur d'investissements ce qui évidemment n'est pas ce qu'on a envie d'entendre», a souligné Christophe Leribault.
Parmi les chantiers à venir, le déplacement de plus de 10.000 vases grecs est prévu pour permettre la rénovation d’une des ailes du musée. Dans ce contexte, le président défend la poursuite du vaste programme «Louvre Nouvelle renaissance», un projet estimé à plus d’un milliard d’euros.
Côté sécurité, Christophe Leribault a assuré «prendre à bras le corps les urgences qui s'imposent» et annonce l’installation d’un nouveau système de vidéosurveillance «périmétrique» dès janvier 2027. Un nouveau PC sécurité doit par ailleurs voir le jour en octobre.