Implant Party : la pose de la puce est-elle douloureuse ?

La pose d'un implant serait indolore, mais le risque éthique est en revanche encore mal maîtrisé. [Capture d'écran Youtube]

L'organisation de la première "Implant Party" samedi dernier à Paris a suscité un intérêt nouveau pour cette pratique futuriste qui consiste à se faire implanter des puces sous la peau. Avec une question récurrente : "Est-ce que ça fait mal ?".

 

Simplifier le quotidien en relayant aux oubliettes les codes PIN qui envahissent notre vie, telle est la promesse des puces électroniques que les "biohackers" se font implanter sous l'épiderme. Outre les codes secrets, ces implants sont appelés à remplacer les tickets les plus variés, badges et autres cartes d'embarquement. La fiction - de Existenz à La Mémoire dans la Peau - est en train d'être dépassée par la réalité. Et le succès de la première "Implant Party" organisée samedi dernier à Paris a témoigné du potentiel de ce phénomène.

Pour cela, il "suffit" de se faire insérer sous l'épiderme une puce minuscule, de la taille d'un grain de riz (12 mm sur 2 mm), protégée par une couche de verre et une autre de matière plastique. Mais avant de devenir un homme ou une femme "augmentée", comme y aspirent les adeptes du transhumanisme, il faut une subir une courte intervention que certains redoutent.

 

Risque médical, risque éthique ?

Les biohackers se veulent rassurants : la puce est imperceptible une fois implantée, mais surtout sa mise en place ne génère aucune douleur grâce à une anesthésie locale (elle-même légèrement douloureuse). Pour effectuer cette intervention, il convient cependant de faire appel à des professionnels reconnus travaillant dans des conditions d'hygiène irréprochables. Cette sécurité a un coût : il faut compter environ 200 euros pour une implantation.

L'opération ne dure que quelques minutes. La puce est placée dans la main, dans la zone du métacarpe, à l'angle que forment le pouce et l'index. Après l'insertion subsiste une petite cicatrice qui s'estompe en quelques jours. Sauf pour les personnes particulièrement minces, chez qui une saillance peut subsister, la puce est la plupart du temps invisible à l'oeil nu. Une fois surmontée cette appréhension médicale, reste ensuite à gérer les conséquences éthiques de cette mode nouvelle que certains estiment libératrice, mais qui pourrait tout aussi bien devenir un instrument de surveillance et de contrôle.

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