CES 2016 : la French Tech montre ses muscles

Les start-up françaises sont venues en force pour le CES. Les start-up françaises sont venues en force pour le CES.[© n.cailleaud pour Direct Matin]

Avec 190 start-up tricolore présentes sur place, la France est le deuxième pays le plus représenté, derrière les Etats-Unis, au salon CES qui ouvre officiellement ses portes ce mercredi 6 janvier à Las Vegas. Une preuve de la vivacité des jeunes pousses de la French Tech.

"Tous portent une partie de l'optimisme du pays", souligne ainsi Emmanuel Macron, attendu sur place pour soutenir cette génération digitale. Pour le ministre de l'Economie, cette présence en force des entrepreneurs Français dépasse même le seul cadre du secteur numérique. "Dans l'atmosphère qui règne aujourd'hui, si on ne redouble pas d'énergie, si on ne redouble pas d'optimisme et de capacité à aller de l'avant, on laissera le pays s'enfermer dans une forme de langueur, on laissera le pays s'enfermer dans la peur, justifiée ou injustifiée, dans les crispations", explique-t-il.

Une vitrine internationale

Au delà de la symbolique, les start-up sont surtout présentes pour faire parler d'elles et signer des contrats de distribution à l'étranger. Toutes espèrent notamment se faire connaître du marché américain, dont le consommateur moyen est très friand d'appareils connectés et de contenu digital. Plus gros salon high-tech du monde (176 000 participants l'an passé), le CES de Las Vegas offre en effet des retombées alléchantes qui se chiffrent en milliards d'euros chaque année.

Certaines sociétés françaises qui ont déjà fait leur preuve, comme Parrot ou Withings, sont devenues des habituées du salon et présentent leurs dernières nouveautés en matière de drones et d'objets connectés. D'autres espèrent sortir de l'anonymat et démontrer leur talent en matière d'innovation. C'est le cas de Bionic Bird. De retour cette année, la société marseillaise compte séduire les Etats-Unis et l'Asie, deux régions du monde très réceptives à son drone qui vole en mimant les battements d'ailes d'un oiseau et qui offre des opportunités de développement "puisque nous enregistrons déjà des commandes là-bas", souligne Edwin Van Ruymbeke, créateur de cet appareil étonnant.

Des airs de concours Lépine

Le quartier occupé par la French Tech sur place a d'ailleurs des allures de concours Lépine, avec des idées souvent très surprenantes. Un sextoy connecté accompagnant un livre érotique du côté d'E-sensory, un capteur pour aider les cavalier à mieux connaître leur cheval chez Equisense ou encore de la cosmétique personnalisée inspirée du fonctionnement d'une "machine Nespresso" chez Romy... Toutes ces sociétés ont en commun de mettre en avant autrement l'Internet des objets.

Le groupe La Poste est également présent et vient montrer ses projets développés avec le concours de quinze start-up, notamment pour offrir des services postaux toujours plus connectés.

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