Les 5 meilleures pâtisseries de Paris

Dans sa sublime Pâtisserie des rêves, Philippe Conticini revisite les plus grands classiques.[©Alikaphoto (A.C.)]

La France collectionne, depuis le XVIIe siècle, de nombreuses pâtisseries nationales goûteuses, souvent crémeuses et toujours colorées. Paris s’est sans mal taillé une place singulière dans la géographie mondiale des desserts, avec ses établissements réputés.

La plus précieuse : la Pâtisserie des rêves

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[©Alikaphoto (A.C.)] 

Tokyo, Milan, Abou Dabi… Après la France, Philippe Conticini entend faire déguster ses créations au monde entier. En quelques années, sa maison s’est forgé une solide réputation et s’est imposée comme un must de la pâtisserie made in France. Son credo ? Revisiter les grands classiques. Cela donne un paris-brest à se damner avec sa crème onctueuse et son cœur praliné fondant. Les éclairs sont eux aussi incontournables, servis enrobés d’une coque en ­chocolat (5,90 euros).  Le saint-honoré (7,20 euros) devient ici carré. Une couche de caramel croquant recouvre chaque chou, garni de crème pâtissière à la vanille. Mais Philippe Conticini travaille aussi selon les saisons. En ce moment, la fraise est déclinée, notamment en tarte individuelle. La fine couche de rhubarbe fait toute la différence. Toutes ces créations sont des bijoux. C’est d’ailleurs ce que suggère la présentation soignée des boutiques : les desserts s’offrent à la vue sous des cloches de verre. La dégustation commence avec les yeux. 

La Pâtisserie des rêves, 93, rue du Bac (7e), 111, rue de Longchamp (16e), 19, rue Poncelet (17e).

La plus exquise : Gâteaux Thoumieux

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[©Alban Couturier] 

Peu de chefs peuvent se vanter d’un tel parcours. Ludovic Chaussard, passé entre autres par Apicius, Fauchon, le Café de la Paix et la Tour d’Argent, œuvre depuis 2013 à la tête de Gâteaux Thoumieux, la pâtisserie de l’hôtel où il excelle avec son sablé breton. Ce dernier est ­recouvert d’une crème citron ­impeccable (6 euros l’unité, 36 euros pour 6 personnes). Autres spécialités : le chou-chou, une variation de la ­religieuse, pour laquelle un petit chou est placé dans un gros, ou le sablé fraise-rhubarbe qui joue du contraste sucré-acide. Des douceurs aussi plaisantes à regarder qu’exquises à goûter. 

Gâteaux Thoumieux, 58, rue St-Dominique (7e).

La plus illustre : Pierre Hermé

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[©Grantsymon-2001] 

Tout commence par une petite annonce publiée en 1976 dans Les dernières nouvelles d’Alsace. Pierre Hermé répond et décroche un contrat d’apprentissage auprès du chef pâtissier Gaston Lenôtre. Vanille, chocolat, café ou framboise : voilà les seuls parfums du macaron de l’époque. Quarante ans plus tard, Hermé a tout réinventé : rose, caramel, pistache, citron… Et ouvre une nouvelle boutique sur les Champs-Elysées.

Ce nouvel établissement est un hymne au savoir-faire et à l’artisanat français. Entre les créations culinaires de Pierre Hermé et les fragrances de L’Occitane en Provence, c’est une véritable bulle de bien-être. Les deux maisons ont décidé de marier leurs univers au sein d’un décor à la fois contemporain et onirique. Un repère gourmand qui propose notamment le fameux Ispahan, un dessert à boire sans gluten, à base de sorbet aux fruits, de biscuit macaron, et de mascarpone à la rose (15€).

Pierre Hermé, 4, rue Cambon (1er), 39, avenue de l’Opéra (2e), 18, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie (4e), 89, boulevard Malesherbes (8e), 86 Ave. des Champs-Elysées.

La plus inventive : l’Eclair de génie

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[©Benaroch / SIPA] 

Ils resplendissent, alignés sur le présentoir. Forme, taille, allure sont identiques, mais les couleurs, très pop, changent selon les saveurs. Fraise des bois, citron vert, caramel-beurre salé, vanille-noix de pécan, mascarpone-biscuit chocolat, passion-mangue, (l’unité se vend 5,50 euros environ)… L’Eclair de génie, lancé par le pâtissier Christophe Adam en 2012, s’est taillé une réputation en tirant ce gâteau du XIXe siècle vers des goûts novateurs et relevés de glaçages décalés, où se dessinent cet été des moustaches, une Marilyn ­Monroe ou les Minions. Elu meilleur pâtissier de l’année 2015 par l’association internationale Relais Desserts, Christophe Adam ne manque pas d’ambition. Il compte déjà plusieurs boutiques au Japon.  

L’Eclair de génie, 122, rue Montmartre, 32, rue Notre-Dame-des-Victoires, 2, rue des Petits-Carreaux (2e), 14, rue Pavée (4e), 13, rue de l’Ancienne-Comédie (6e).

La plus tendance : Cyril Lignac

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©Thomas Dhellemmes. L'Équinoxe incarne la pâtisserie chic et classique de Cyril Lignac.

S’il doit surtout sa réputation à de nombreuses émissions télévisées gastronomiques, les créations sucrées de Cyril Lignac ne la font pas mentir. C’est que le chef étoilé a un passé de pâtissier, auquel il fait honneur dans cinq boutiques parisiennes au décor traditionnel et bon enfant. Les desserts sont des classiques du patrimoine culinaire français (environ 40 euros pour six personnes), réalisés avec brio : un fraisier, un Paris-Brest, une tarte au citron, ou encore un baba au rhum. Avec son esthétique minimaliste et sa surprenante surface plane grise surmontée de tâches écarlates, l’Équinoxe (crème légère à la vanille Bourbon, cœur crémeux au caramel beurre salé, et croustillant au Spéculoos) s’est déjà imposée comme la recette signature culte de la maison.

La pâtisserie Cyril Lignac, 133 rue de Sèvres (6e), 24 rue Paul Bert (11e), 55 boulevard Pasteur (15e), 2 rue de Chaillot (16e), 9 rue Bayen (17e).

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