Pendant les fêtes de fin d’année, le ralentissement de l’activité politique, boursière et sportive est parfois appelée «la trêve des confiseurs». Cette expression remontant à la seconde moitié du XIXe siècle est née après de très vifs débats à l’Assemblée nationale.
Si la vie politique française a été particulièrement animée en 2024, place à la «trêve des confiseurs». Cette expression, qui s'étend entre Noël et le jour de l'an, remonte à la seconde moitié du XIXe siècle. Elle est née après de très vifs débats à l’Assemblée nationale.
Les hommes politiques de la IIIe République avaient alors décidé d’interrompre ces séances mouvementées pendant le mois de décembre, afin de «ne pas troubler l’activité économique», comme certains le précisaient. Ils étaient alors prêts à tout pour favoriser le commerce, car le pays se relevait à peine de la guerre franco-prussienne (1870-1871).
Cette pause a néanmoins été moquée par la presse satirique de l’époque, qui estimait que cette trêve hivernale était surtout bénéfique pour les producteurs de confiseries, dont les ventes explosent particulièrement en fin d’année. La «trêve des confiseurs» a ensuite perduré.
![Cette phobie tire son nom de l’ancien occitan «capdel», dérivé du latin «capitellum», qui veut dire «cadeau». [Stokkete/Adobe Stock]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/adobestock_473097011-taille1200_6571a076cd523_0.jpg?itok=huofgVp2)