Photos seins nus de Kate : décision à la mi-journée

Un lecteur de Closer à Paris. Un lecteur de Closer à Paris.[KENZO TRIBOUILLARD / AFP]

La juridiction des référés de Nanterre, près de Paris, rendra sa décision mardi à 12H00 concernant la requête du prince William et de son épouse Kate qui réclament le blocage de la diffusion des photos de la duchesse seins nus publiées dans le magazine people .

Le parquet annonce l'ouverture d'une enquête pénale préliminaire. La décision ne sera pas rendue publiquement mais mise à disposition au greffe, a-t-on appris lors de l'audience.

L'avocat du couple princier, Me Aurélien Hamelle, a demandé l'interdiction de tout retirage du magazine, de la cession ou de la diffusion "à quiconque en France et à l'étranger" des clichés pris pendant les vacances du couple en Provence, et de leur publication sur un support numérique.

Il a par ailleurs réclamé des astreintes, par infraction constatée, de 10.000 euros pour tout retirage du numéro 379 de Closer et pour toute diffusion sur support numérique. Voir la vidéo.

Concernant une éventuelle cession ou diffusion ailleurs, il a également réclamé 100.000 euros d'astreinte.

"Nous ne demandons pas le retrait des kiosques du magazine. Le mal est fait", a-t-il affirmé. Ces clichés ont été pris "dans un moment éminemment intime, lors d'une scène de vie de couple, qui n'a rien à faire sur la couverture d'un magazine", a-t-il estimé, faisant le parallèle entre ces clichés et la "traque funeste" de la princesse Diana, mère de William.

"Ces scènes (n'étaient) pas accessibles aux regards extérieurs". Les clichés publiés étaient "pixellisés", donc forcément pris "avec un matériel puissant comme par exemple un téléobjectif".

Pour Me Hamelle, le duc et la duchesse de Cambridge ne sont en définitive "pas égaux" devant le téléobjectif. "C'est évident (...) lors de leur mariage, on se serait cru aux jeux Olympiques", a rétorqué l'avocate de Closer provoquant un échange aigre-doux avec son confrère.

"Ne me faites pas de morale, je sais de quel côté elle se trouve", a répondu, excédé, l'avocat des époux royaux.

Me Delphine Pando a soulevé l'irrecevabilité des demandes visant la société éditrice de Closer, Mondadori France, dénonçant "une grosse méprise" concernant la propriété des photographies.

"Un magazine people achète l'exclusivité pendant un temps, mais ne possède pas les droits des tirages des photos qui appartiennent au photographe ou à l'agence du photographe", a-t-elle expliqué.

Elle a en outre estimé qu'une demande de ne pas republier équivaut "à une demande de retrait". "C'est un peu hypocrite", a-t-elle ajouté, considérant qu'une telle décision ne relevait pas du juge des référés.

Le fond du dossier sera examiné plus tard, le couple princier ayant déposé par ailleurs lundi une plainte pénale contre X au parquet de Nanterre.

 

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