Mali: le médiateur burkinabè Blaise Compaoré entame des concertations

Le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré à Bruxelles, le 15 mai 2013 [Thierry Charlier / AFP/Archives] Le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré à Bruxelles, le 15 mai 2013 [Thierry Charlier / AFP/Archives]

Le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur régional dans la crise malienne, commence à partir de lundi des "concertations" pour débloquer la situation à Kidal, ville du nord du Mali occupée par des groupes armés touareg, a-t-on appris dimanche auprès de son entourage.

Le chef du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), Bilal Ag Acherif, et Tiébilé Dramé, émissaire des autorités de Bamako pour le Nord du Mali, sont "arrivés ce (dimanche) soir" à Ouagadougou, "on aura des discussions avec chacun d'eux pour voir si un accord est possible", a déclaré à l'AFP un conseiller de M. Compaoré.

Une élection présidentielle est prévue en juillet au Mali, mais elle est suspendue à une solution à Kidal (nord-est), ville occupée par le MNLA et un autre groupe armé touareg, le Mouvement islamique de l'Azawad (MIA), qui refusent le retour de l'armée et de l'administration maliennes.

Selon le conseiller du chef de l'Etat burkinabè, M. Dramé devrait être reçu lundi à "11H00" (locales et GMT) par M. Compaoré.

"C'est toujours le même schéma : on aura les consultations séparées avec les parties, ensuite il y aura des discussions avec les partenaires et finalement un dialogue direct" entre les différents protagonistes, a expliqué cette source, citant la France, l'ONU et l'Union africaine comme "partenaires".

Le secrétaire général du MIA, Algabass Ag Intalla, a indiqué à l'AFP qu'il se rendrait à Ouagadougou "dans la semaine" à l'invitation de la médiation au nom du Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), organisation qui veut fédérer tous les groupes armés encore installés dans le Nord.

Le MNLA, groupe touareg autonomiste et laïc, avait conquis en 2012 le Nord du Mali avec des islamistes armés, qui en ont ensuite évincé ces rebelles.

Une opération menée par la France et des troupes africaines a permis depuis janvier de reprendre le contrôle du Nord aux jihadistes tels Ansar Dine, dont le MIA est une dissidence.

Médiateur pour le compte de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), le président Compaoré avait mené l'an dernier de longues négociations avec le MNLA et Ansar Dine, mais sa médiation avait été suspendue du fait des récentes opérations militaires.

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