Iran: Rohani dénonce ceux qui critiquent les négociations nucléaires

Le président iranien Hassan Rohani à Téhéran le 14 juin 2014 [Atta Kenare / AFP/Archives] Le président iranien Hassan Rohani à Téhéran le 14 juin 2014 [Atta Kenare / AFP/Archives]

Le président iranien Hassan Rohani a violemment dénoncé tout ceux qui, à l'intérieur ou à l'extérieur des frontières, s'opposent à sa politique de rapprochement avec le monde et aux négociations nucléaires, dans un discours diffusé lundi matin par la télévision d'Etat.

"Certains crient des slogans mais ce sont des froussards politiques", a lancé le président, faisant référence aux ultraconservateurs qui critiquent les négociations nucléaires en affirmant que l'Iran a trop cédé face aux grandes puissances.

"Dès qu'on veut négocier, ils disent qu'ils tremblent. Au diable! Allez trouver un endroit pour vous réchauffer. L'entente-phobie est une erreur", a déclaré le président ajoutant que l'Iran disposait des "meilleurs diplomates dans le monde" pour mener les négociations nucléaires.

L'Iran et les puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) sont engagés dans des négociations pour tenter de conclure un accord final réglant la crise du nucléaire iranien.

Selon un premier accord entré en application en janvier dernier, l'Iran a accepté de geler une partie de son programme nucléaire, et a obtenu en contrepartie la levée partielle des sanctions internationales, les deux principaux sujets des discussions.

Les négociations prolongées de quatre mois par les deux parties --qui se sont fixées la date butoir du 24 novembre-- doivent reprendre en septembre prochain.

M. Rohani, qui intervenait devant les ambassadeurs iraniens réunis à Téhéran pour un séminaire annuel, s'en est également pris à ceux qui, à l'extérieur, s'opposent à tout accord sur le nucléaire en développant "l'Iranophobie, l'islamophobie" et en accusant l'Iran de chercher à fabriquer l'arme atomique.

"L'Iran ne cherche pas et ne cherchera jamais à fabriquer des armes de destruction massive car c'est contre nos croyances, notre charia et la fatwa (décret religieux, ndlr) du guide suprême", l'ayatollah Ali Khamenei, a-t-il ajouté.

Dans le même temps, M. Rohani a affirmé que tout en voulant des "relations amicales avec le reste du monde", Téhéran "défendra ses droits et ses intérêts nationaux" en matière nucléaire.

Il a expliqué que l'Iran "voulait régler ses problèmes y compris avec les pays avec lesquels nous avions des tensions pendant de longues années".

"S'ils respectent nos droits (...) nous pourrons même avoir des relations normales", a ajouté le président iranien, une allusion aux Etats-Unis qu'il n'a toutefois pas nommés.

Tous ceux qui formulent ces critiques appartiennent "au siècle passé et ont du retard sur l'histoire", a-t-il encore dit.

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