L'Iran inaugure une usine pour la fabrication de combustible nucléaire

Un technicien iranien travaille dans une usine de conversion d'uranium à Ispahan, 420km au sud de Téhéran, le 3 février 2007 [Behrouz Mehri / AFP/Archives] Un technicien iranien travaille dans une usine de conversion d'uranium à Ispahan, 420km au sud de Téhéran, le 3 février 2007 [Behrouz Mehri / AFP/Archives]

L'Iran a inauguré une usine de production de dioxyde d'uranium à Ispahan (centre) utilisée pour la fabrication de combustible pour les centrales nucléaires civiles, ont annoncé samedi les médias iraniens.

"L'inauguration de l'usine de production de dioxyde d'uranium enrichi à moins de 5% se situe dans le cadre de l'accord avec le groupe 5+1" (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne), a déclaré Ali Akbar Salehi, le patron de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), cité par l'agence Irna.

"C'est un maillon du cycle du combustible nucléaire en particulier pour la centrale de Bouchehr", a-t-il ajouté.

"Dans le cadre de l'accord avec le groupe 5+1, entré en application en janvier, nous devions transformer une partie de l'uranium enrichi à moins de 5% en oxyde", a-t-il précisé.

L'accord intérimaire de Genève prévoit la suspension d'une partie des activités nucléaires de l'Iran contre la suspension partielle des sanctions internationales.

L'Iran et le groupe 5+1 ont décidé en juillet de prolonger de quatre mois l'accord intérimaire pour tenter d'aboutir à un accord global pour mettre fin à dix ans de crise.

L'inauguration de cette nouvelle usine intervient alors que l'Iran a déclaré vouloir augmenter par dix sa capacité d'enrichissement d'uranium d'ici huit ans afin de pouvoir produire le combustible nécessaire à la centrale de Bouchehr construit par les Russes. Moscou s'est engagé à fournir le combustible d'ici 2021.

Mais les Etats-Unis et les pays européens demandent à l'Iran de réduire son programme d’enrichissement par quatre. Ils affirment que l'Iran doit s'adresser aux Russes pour obtenir le combustible nécessaire pour Bouchehr au-delà de 2021.

L'Iran possède actuellement quelque 19.000 centrifugeuses, dont près de 9.000 de première génération (IR-1) qui sont en activité.

Vous aimerez aussi

Moyen-orient Iran : un puissant séisme de magnitude 6,4 fait 260 blessés
International Prix des carburants : l'impact des sanctions américaines sur l'Iran
Le président iranien Hassan Rohani lors d'une conférence de presse en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, le 26 septembre 2018 à New York [Jim WATSON / AFP/Archives]
International L'Iran promet de «contourner fièrement» les sanctions américaines

Ailleurs sur le web

Derniers articles