Syrie: l'ONU accuse l'EI d'exécuter régulièrement des civils en public les vendredis

Photo publiée par le site jihadiste Welayat Salahuddin le 14 juin 2014 montrant de présumés prisonniers irakiens aux mains des soldats de l'Etat islamique [ / Welayat Salahuddin/AFP/Archives] Photo publiée par le site jihadiste Welayat Salahuddin le 14 juin 2014 montrant de présumés prisonniers irakiens aux mains des soldats de l'Etat islamique [ / Welayat Salahuddin/AFP/Archives]

Les exécutions publiques de civils les vendredis dans les zones syriennes sous contrôle de l'Etat islamique (EI) sont devenues un "spectacle ordinaire", a dénoncé mercredi une commission d'enquête de l'ONU dans un rapport.

"Les exécutions dans les lieux publics sont devenues un spectacle ordinaire les vendredis à Raqqa et dans les zones contrôlées par l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) dans la province d'Alep", indique la commission d'enquête internationale de l'ONU, soulignant qu'il s'agit de crimes contre l'humanité.

Ces exécutions sommaires ont pour objectif d'"instiller la terreur parmi la population" et de s'assurer que cette dernière soit soumise à son autorité, ajoute-t-elle.

D'après le rapport, les jihadistes encouragent et obligent même parfois la population à assister à ces exécutions, d'après les enquêteurs. La majorité des victimes sont des hommes, mais plusieurs garçons âgés entre 15 et 17 ans ont aussi été exécutés sommairement, ainsi que des femmes.

La commission a été mandatée par le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU pour enquêter et enregistrer toutes les violations du droit international relatif aux droits de l'Homme en Syrie.

Dans ce dernier rapport, les enquêteurs accusent une fois de plus le gouvernement de commettre des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre. Les groupes armés non étatiques sont également accusés de commettre des crimes de guerre.

La commission d'enquête soupçonne par ailleurs Damas d'avoir largué des barils d'explosifs additionnés de chlore à Kafr Zeita, à Al- Tamana'a et à Tal Minnis (ouest).

"Il existe des motifs raisonnables de croire que les armes chimiques, probablement du chlore, ont été utilisées" huit fois sur une période de 10 jours en avril, écrivent les enquêteurs.

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