Boko Haram : la force africaine opérationnelle au 1er avril ?

Capture d'écran du 24 août 2014, prise à partir d'une vidéo fournie par Boko Haram à l'AFP et qui montre le responsable du mouvement extrémiste Abubakar Shekau. [Boko Haram/AFP]

Les pays du bassin du lac Tchad veulent déposer d'ici "fin février" un projet de résolution devant le Conseil de sécurité de l'ONU pour mettre en place une force régionale destinée à lutter contre Boko Haram, a-t-on appris de source officielle camerounaise.

 

Le Nigeria et ses voisins - Tchad, Niger, Cameroun et Bénin - se sont mis d'accord début février pour mobiliser 8.700 hommes dans une force multinationale de lutte contre Boko Haram. 

"Nous sommes sur le point de déposer un projet de résolution afin de rendre notre force opérationnelle (...) C'est prévu fin février", a affirmé à Yaoundé devant des journalistes le ministre camerounais des Relations extérieures, Pierre Moukoko Mbonjo.

 

Objectif 1er avril

"Il faut absolument saisir le Conseil de sécurité pour opérationnaliser la force mixte et nous comptons beaucoup sur la France", a-t-il ajouté à l'issue d'une rencontre avec le ministre français des Affaires étrangères  Laurent Fabius, qui effectue une tournée de deux jours au Tchad, au Cameroun et au Niger.

L'objectif, a précisé M. Mbonjo, est que la force soit opérationnelle dès le 1er avril.

 

Soutien

Partie du Nigeria en 2009, l'insurrection de Boko Haram s'est étendue récemment aux pays voisins (Tchad, Cameroun, Niger), directement frappés sur leur sol par le groupe islamiste armé qui multiplie raids meurtriers, attentats-suicides et enlèvements.

Sans attendre la création officielle de cette force multinationale, le Tchad a déployé mi-janvier des troupes pour soutenir le Cameroun - qui subit des attaques à répétition depuis plus d'un an le long de sa frontière avec le Nigeria. Le Niger a lui massé quelque 3.000 soldats dans la région de Diffa (sud-est), située face aux fiefs nigérians des islamistes.

La visite du ministre français est l'occasion d'appeler à un soutien international plus large pour financer ces opérations militaires.

 

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