Dernière ligne droite pour les négociations sur le nucléaire iranien

Un technicien iranien travaille dans une usine de conversion d'uranium à Ispahan, 420km au sud de Téhéran, le 3 février 2007[Behrouz Mehri / AFP/Archives]

Après plus de douze ans de crise diplomatique et un an de négociations intensives, le dossier du nucléaire iranien va-t-il enfin se refermer ?

 

Le groupe des six (les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU plus l’Allemagne) et l’Iran se retrouvent cette semaine à Montreux, en Suisse, pour d’intenses discussions censées déboucher sur un accord politique fin mars, puis sur un accord technique trois mois plus tard.

Il s’agit pour les grandes puissances de s’assurer que l’Iran ne développe pas l’arme nucléaire, tout en encadrant son programme nucléaire civil.

Les motifs d’espoir sont réels, le président iranien, Hassan Rohani, comme son homologue américain Barack Obama étant décidés à s’impliquer personnellement pour obtenir un succès diplomatique.

 

L’opposition de Netanyahou

Mais si des progrès ont été accomplis ces derniers mois, les obstacles restent nombreux.

Opposé à la conclusion d’un accord qui conduirait à ses yeux à un allégement des sanctions internationales contre l’Iran sans garanties suffisantes sur ses activités nucléaires, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, s’est rendu dimanche à Washington, invité par les républicains, pour tenter de torpiller les négociations.

 

Droit de veto

Mais Barack Obama s’est dit prêt à utiliser son droit de veto pour valider un accord en cas de refus de la majorité républicaine.

Et en Iran, Hassan Rohani, qui doit faire face aux réticences des conservateurs, s’est dit prêt à organiser un référendum pour laisser la population décider. 

 

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