Il y a cinquante ans, l’Eglise catholique entrait dans une nouvelle ère.
Lancé par le pape Jean XXIII en 1962, le concile Vatican II s’achevait le 8 décembre 1965 sous le règne de Paul VI, après trois ans de travaux destinés à mettre à jour la doctrine de la foi («aggiornamento»).
Au départ de ce concile, le Pape Jean XXIII avait exprimé sa volonté de "faire entrer un peu d'air frais dans l'Église." Les quelque 2 300 évêques et cardinaux venus du monde entier ont ainsi travaillé à adapter l’Eglise au monde moderne, où les sociétés occidentales ne sont plus uniquement chrétiennes, comme c’était le cas du Moyen Age au XVIIIe siècle.
Parmi les principales réformes adoptées, on trouve la rénovation et la simplification des rites, avec l’abandon du latin, ainsi qu’une ouverture aux autres églises chrétiennes, et aux autres religions.
Le texte «Nostra aetate» modifie ainsi en profondeur les rapports avec la religion juive, rejetant l’antisémitisme et reconnaissant que les Juifs ne sont pas responsables de la mort du Christ. Une avancée majeure, alors que le Vatican, et notamment le Pape Pie XII, avait été accusé d'avoir collaboré avec le régime nazi.
Parmi les autres réformes majeures menées à bien par le concile, on trouve également ce qui avait constitué une autre évolution importante pour le catholicisme : l'introduction du fait que nul homme ne doit être empêché ou contraint de pratiquer une religion.