"Brexit" : un accord se profile

Le président du conseil Européen, Donald Tusk, le 2 février 2016 à Bruxelles. Le président du conseil Européen, Donald Tusk, le 2 février 2016 à Bruxelles.[EMMANUEL DUNAND / AFP ]

David Cameron s’est montré optimiste, ce mardi, après les propositions présentées par le président du Conseil européen Donald Tusk pour répondre aux demandes de réformes du Royaume-Uni.

Parmi elles, l’instauration d’un mécanisme permettant à Londres de couper les aides sociales aux migrants, qui pourra être déclenché en cas "d'afflux de travailleurs d'autres États membres", ainsi qu'un "carton rouge" que pourront brandir les parlements nationaux face aux projets de Bruxelles.

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Donald Tusk a également évoqué des mesures financières garantissant que la City ne pâtirait pas du renforcement de l’euro. Destinées aux neufs pays qui n'ont pas adopté la monnaie unique, elles leur permettront de faire part de leurs inquiétudes et de recevoir "les assurances nécessaires" sur les décisions des 19 autres États. Pour autant, cela "ne constitue pas un véto et ne pourra retarder des décisions urgentes" en cas de crise financière, a précisé le président du Conseil européen.  

Toutes ces dispositions sont autant de conditions exigées par Londres pour éviter sa sortie de l’Union européenne. Sous la pression des europhobes de l’Ukip et des eurosceptiques de son propre parti, le conservateur David Cameron a en effet promis d’organiser en juin un référendum à ce sujet. Ce mardi, il a salué "de réels progrès". "Le Royaume-Uni sera plus fort, plus sûr, plus prospère (...) dans cette Union européenne réformée", a-t-il poursuivi, tandis que le secrétaire d'Etat britannique aux Affaires européennes, David Lidington, assurait qu'un "accord semble en vue". 

    

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