1 Syrien sur 10 tué ou blessé depuis le début du conflit

470.000 personnes sont mortes depuis cinq ans, dont 400.000 dans des combats et 70.000 faute de soins médicaux, de nourriture ou d’eau potable. [GEORGE OURFALIAN / AFP]

Voilà un rapport qui donne la mesure du drame syrien. Selon le Syrian Centre for Policy Research (SCPR), près de 470.000 personnes sont mortes dans le pays depuis le début du conflit il y a 5 ans.

C’est presque deux fois plus que le chiffres généralement avancé par l’ONU qui a arrêté de collecter ces macabres statistiques depuis 18 mois, faute de sources fiables. Parmi ces 470.000 morts décomptés par le SCPR, 400.000 l’auraient été dans des combats et 70.000 faute de soins médicaux appropriés, de nourriture ou d’eau potable.

Au total ce sont près de 11,5% de la population du pays, soit plus d’un Syrien sur 10, qui auraient été tués ou blessés depuis mars 2011. Le SCPR affirme également que 45% de la population a été déplacée, 6,36 millions dans le pays et plus de 4 millions à l'étranger, notamment vers la Turquie et l’Europe. En cinq ans, la population aurait diminué de 21% selon cet institut réputé proche du pouvoir de Damas.

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Le rapport égrène d’autres chiffres terrifiants. Le conflit aurait ainsi fait 1,9 million de blessés. L'espérance de vie aurait chuté de 70 ans en 2010 à 55,4 ans en 2015. Le taux de mortalité serait passé de 4,4/1000 en 2010 à 10,9/1000 en 2015. Les infrastructures et les institutions, elles, ont été «presque effacées».

L’économie y est comparée à un «trou noir». Toujours selon le rapport, les pertes globales sont estimées à 255 milliards de dollars (225 milliards d’euros), les prix à la consommation auraient augmenté de 53% pour la seule année 2015 et 13,8 millions de Syriens auraient perdu toute ressources de subsistance par leur travail.

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Ce sombre tableau ne devrait pas s’améliorer dans les prochains mois alors que la ville d’Alep est assiégée par le régime et que 50.000 personnes ont fuit la ville ces dernières semaines selon la Croix-Rouge. Et pendant ce temps, les négociations de paix semblent toujours être dans l’impasse. 

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