Cuba rend aux Etats-Unis un missile reçu par erreur

Un missile Hellfire lors d'un entrainement de l'armée américaine. Un missile Hellfire lors d'un entrainement de l'armée américaine. [Ethan Miller / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP]

La Havane vient de rendre aux États-Unis un missile désactivé que des Américains avaient égaré en Europe en 2014, et qui s'était retrouvé par erreur sur l'île communiste. 

"Sans entrer dans les détails, nous pouvons dire qu'un missile désactivé à des fins de formation et d'entraînement a été rendu", a ainsi annoncé un porte-parole de la diplomatie américaine, confirmant des informations du Wall Street Journal. Le département d'État a salué la bonne coopération de Cuba dans cette affaire, mais refusé de donner plus de détails sur les circonstances de cette saga rocambolesque, invoquant des raisons juridiques.

En janvier dernier, le Wall Street Journal révélait qu'un missile Hellfire avait été perdu en Europe à l'été 2014, puis localisé à Cuba. De fait, les États-Unis envoient fréquemment à des clients potentiels des missiles désactivés, sans système de mise à feu, pour qu'ils puissent s'entrainer à l'usage de l'arme avant un éventuel achat. C'est ainsi que ce missile avait été envoyé en Espagne par son constructeur américain. Il devait par la suite être renvoyé par avion-cargo commercial en Floride, via Francfort, en Allemagne.

Chargé par erreur sur un vol Air France Paris - La Havane

Mais lors de cette escale, le missile s'est retrouvé chargé par erreur dans un camion affrété par Air France vers l'aéroport de Roissy, avant d'embarquer sur un vol cargo de la compagnie française en direction de La Havane. 

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Les États-Unis privilégient la piste de l'accident logistique plutôt que celle du vol, mais une enquête a tout de même été ouverte. Cette affaire intervient en plein processus de normalisation entre les États-Unis et Cuba. "Le rétablissement de relations diplomatiques et la réouverture de notre ambassade à La Havane nous a permis de coopérer avec le gouvernement cubain sur des sujets d'intérêts commun", a souligné le département d'État. 

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