Ivanka Trump plébiscite le congé maternité... sauf pour ses employées

Ivanka Trump, la fille du candidat républicain, à la Convention de Cleveland, le 21 juillet. Ivanka Trump, la fille du candidat républicain, à la Convention de Cleveland, le 21 juillet.[Brendan Smialowski / AFP]

L'entreprise qui dessine les vêtements de la marque d'Ivanka Trump, caution «féministe» de la campagne électorale de son père Donald Trump, ne paie aucun congé maternité à ses employées. 

Une contradiction gênante pour la jeune femme, qui a fait de la défense des mères qui travaillent son axe principal pour soutenir son père dans sa course à la Maison Blanche. «Les politiques permettant aux femmes avec des enfants de s'épanouir professionnellement ne devraient pas être considérées comme des innovations, elles devraient être la norme», a-t-elle ainsi déclaré lors de la Convention républicaine. 

À 34 ans, la fille ainée de Donald Trump, elle-même mère de trois enfants, a construit son image de marque sur cette rhétorique. Sa griffe de vêtements est destinée à habiller les «femmes actives», à qui elle a également consacré un livre «Les Femmes qui travaillent», dans lequel elle délivre ses conseils pour combiner vies professionnelle et personnelle.

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Un discours très hypocrite selon une salariée de l'entreprise qui dessine les vêtements de la marque «Ivanka Trump», citée par le Washington Post. La jeune femme, qui est tombée enceinte l'année dernière après quatre ans dans la compagnie, a dû poser tous ses congés payés pour accoucher puis vivre les semaines suivantes grâce aux revenus de son conjoint. L'entreprise n'accorde en effet que douze semaines de congés non payés, le minimum légal pour les groupes de plus de 50 salariés. 

L'équipe de communication de la marque «Ivanka Trump» a de son côté fait savoir qu'elle accordait huit semaines de congé maternité rémunéré à ses employées. Mais cette société n'emploie que douze personnes, qui occupent des postes stratégiques, tandis que l'essentiel de son activité (stylisme, fabrication, distribution...) est sous-traité à d'autres entreprises, beaucoup moins exemplaires. 

Une nouvelle déconvenue pour la fille de Donald Trump, déjà épinglée pour faire fabriquer les vêtements de sa marque en Asie, alors que son père prône l'arrêt des délocalisations

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