Alors que les dernières études donnent Hillary Clinton gagnante à l'élection présidentielle de novembre, Donald Trump espère remonter la pente grâce à un nouveau remaniement de son équipe de campagne.
Deux nouveaux noms arrivent ainsi à la tête de l'organigramme. Steve Bannon, le patron du site d'informations conservateur Breirtbat News, s'est vu attribuer le titre de directeur général, créé pour l'occasion. Ancien banquier d'affaires devenu producteur de films avant de se lancer dans les médias, il est un fervent pourfendeur de l'establishment de Washington.
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Retour aux fondamentaux
Pour le seconder, Donald Trump a choisi la sondeuse Kellyanne Conway, désormais directrice de campagne. Concrètement, elle s'occupera surtout de communication et accompagnera le candidat sur le terrain. «Je connais Steve et Kellyanne depuis des années», a déclaré l'homme d'affaires. «Ils sont extrêmement capables et compétents, ils adorent gagner et savent comment gagner».
"Some are calling it a 'shake up' and it really is not." -Kellyanne Conway on her new role as Trump campaign manager pic.twitter.com/u2cqmZjDub
— Fox News (@FoxNews) 17 août 2016
Laisser Donald Trump faire du Donald Trump
La feuille de route de ces deux conservateurs est claire: laisser Donald Trump faire du Donald Trump. En effet, les tentatives de ses conseillers précédents de lui faire adopter une posture plus présidentielle à la suite de son investiture par le parti républicain sont toutes tombées à l'eau. Malgré les éléments de langages et les prompteurs, le candidat a continué à enchainer les sorties polémiques, et peine à présent à élargir la base de ses partisans au-delà de ses électeurs des primaires.
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Le recrutement de Steve Bannon, connu comme un agitateur majeur de la sphère conservatrice, semble confirmer que le milliardaire populiste n'a aucune intention de tendre la main aux républicains modérés.
Quand à Paul Manafort, qui avait succédé à Corey Lewandoski au poste de directeur de campagne lors d'un premier remaniement au printemps, il conserve un titre de «président» mais perd l'essentiel de ses responsabilités. Récemment, le New York Times avait révélé qu'il était cité dans un fichier secret ukrainien comme bénéficiaire de versements illégaux de la part de l'ancien président Viktor Ianoukovitch.