Un tribunal turc met en détention 9 membres d'un journal d'opposition

Un manifestant brandit un exemplaire du quotidien d'opposition "Cumhuriyet" devant le siège du journal à Istanbul le 2 novembre 2016 [YASIN AKGUL / AFP/Archives] Un manifestant brandit un exemplaire du quotidien d'opposition "Cumhuriyet" devant le siège du journal à Istanbul le 2 novembre 2016 [YASIN AKGUL / AFP/Archives]

Un tribunal d'Istanbul a ordonné le placement en détention, jusqu'à leur procès, de neuf membres du journal d'opposition Cumhuriyet, après une semaine marquée par une intensification de la répression contre des dirigeants prokurdes, a annoncé samedi l'agence turque Dogan.

Parmi ces personnes, qui avaient été arrêtées en début de semaine, se trouvent des responsables importants du journal, comme son rédacteur-en-chef Murat Sabuncu, l'éditorialiste Kadri Gursel ou le dessinateur Musa Kart.

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Ils sont accusés d'être liés à des rebelles kurdes et à la tentative de coup d'Etat du 15 juillet dernier. Au total, 13 dirigeants et journalistes avaient été arrêtés.

Deux d'entre eux, le comptable en chef et l'ancien comptable en chef du journal, ont été relâchés. Deux autres, les éditorialistes Hikmet Cetinkaya et Aydin Engin, ont été relâchés sous contrôle judiciaire en raison de leur âge et de problèmes de santé, a précisé l'agence.

Fethullah Gülen dans le viseur des autorités turques

Ces arrestations ont eu lieu dans le cadre d'une enquête pour "activités terroristes" en lien avec le mouvement du prédicateur Fethullah Gülen - accusé d'avoir ourdi le putsch raté - et avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), avait précisé au moment de l'arrestation le parquet d'Istanbul.

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Cumhuriyet, principal quotidien d'opposition, avait assuré à ce moment-là qu'il lutterait "jusqu'au bout", dans un pays où la presse a été particulièrement visée par les purges menées depuis le putsch avorté de juillet.

Quinze quotidiens, magazines et agences de presse, basés pour la plupart dans le sud-est à majorité kurde, ont été fermés.

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