Cyberattaque mondiale : l’avertissement de Microsoft

Le directeur des affaires juridiques de Microsoft, Brad Smith. [STEPHEN BRASHEAR / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP]

Alors que la planète est secoué par une cyberattaque sans précédent, le directeur des affaires juridiques de Microsoft a appelé dimanche les Etats à agir avec les agences de renseignement.

«C'est une tendance émergente en 2014» a d'abord écrit Brad Smith dans un billet de blog (en anglais), confirmant que le code d'exploitation du virus, détenu par la NSA, avait été volé à l'agence en avril. «Nous avons vu des failles détectées par la CIA apparaître sur WikiLeaks, et maintenant cette faille volée à la NSA a affecté des clients partout dans le monde», a-t-il précisé.

Les Etats appelés à prendre conscience

Afin que ces attaques, qui selon Europol auraient fait plus de 200.000 victimes dans 150 pays ne se reproduisent plus, le dirigeant enjoint ensuite les Etats à revoir leur politique de gestion des failles de sécurité détectées par les services de renseignement, au regard, dit-il «des dégâts infligés à des civils».

La semaine dernière, les pirates ont utilisé le virus WannaCry, un «rançongiciel», qui bloque les ordinateurs jusqu'au versement d'une rançon. Le virus a visé une ancienne version du système d'exploitation Windows, pour laquelle, normalement, Microsoft ne fournit plus de correctifs.

Mais, devant la menace, Microsoft a réactivé une mise à jour pour aider les utilisateurs de certaines versions de son système d'exploitation Windows à faire face à cette attaque d'une ampleur inédite.

Jusqu'à quatre milliards de dollars de pertes 

Quant aux pertes financières liées à cette attaque informatique de masse, les experts sont divisés. L'institut américain Cyber Consequences Unit estime ainsi les pertes à plusieurs centaines de millions de dollars, mais sans dépasser un milliard.

De son côté, la société californienne Cyence, spécialiste de la modélisation du risque, évaluait à quatre milliards de dollars le manque à gagner lié à l'attaque. A noter, enfin, que l'attaque sévit encore et notamment en Asie. Les experts craignent d'ailleurs que les menaces se multiplient dans le monde à mesure que les employés, de retour au travail, allument leurs ordinateurs et consultent leurs messagerie électronique.

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