Un axe Bruxelles-Pékin face à Trump ?

Le Premier ministre chinois Li Keqiang sera à Bruxelles se jeudi 1er juin pour un sommet. Le Premier ministre chinois Li Keqiang sera à Bruxelles se jeudi 1er juin pour un sommet.[Odd ANDERSEN / AFP]

Alors que la relation transatlantique est mise à rude épreuve par la politique du président américain Donald Trump, l’Union européenne veut se rapprocher de Pékin.

C’est l’objectif du sommet qui réunit ces jeudi 1er et vendredi 2 juin à Bruxelles les dirigeants de l’Union, et le Premier ministre chinois, Li Keqiang. Depuis l’intervention remarquée du président Xi Jinping à Davos en faveur du libre-échange cet hiver, face à un Donald Trump tenté par le repli, la Chine s’est en effet imposée comme un partenaire plus incontournable que jamais pour les Européens.

Le président du conseil, Donald Tusk, et celui de la Commission, Jean-Claude Juncker, tenteront donc de faire avancer avec Li Keqiang l’accord d’investissement négocié par Bruxelles et Pékin depuis 2013. 

L’Union européenne et la Chine pourraient en outre signer une déclaration conjointe sur le climat, alors que Donald Trump a refusé, lors du sommet du G7 le week-end dernier, de s’engager en faveur de l’accord de Paris, et qu'il pourrait annoncer le retrait des Etats-Unis dans les prochains jours. 

Ces vélléités de rapprochement n’ont toutefois pas encore permis de dépasser certaines divergences, notamment en matière économique, Bruxelles refusant toujours d’accorder à Pékin le statut d’«économie de marché».

Leurs relations se heurtent également à la question des Droits de l’homme, dont l’UE dénonce régulièrement les violations en Chine. Une lettre ouverte signée par Human Rights Watch, Amnesty International et Reporters Sans Frontières, appelle d’ailleurs Jean-Claude Juncker et Donald Tusk à faire preuve de fermeté sur ce sujet lors du sommet. Selon ces ONG, la pression de l’UE en la matière est en effet encore trop superficielle.  

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