Sécurité accrue à Jérusalem au lendemain de l'attaque contre des policiers

Barrage policier près de la Porte de Damas, l'une des entrées principales de la Vieille ville de Jérusalem, le 15 juillet 2017, au lendemain d'une attaque meurtrière anti-israélienne [AHMAD GHARABLI / AFP] Barrage policier près de la Porte de Damas, l'une des entrées principales de la Vieille ville de Jérusalem. [AHMAD GHARABLI / AFP]

La vieille ville de Jérusalem a pris samedi des allures de forteresse avec une partie de ses portes sous contrôle strict et l'accès à l'esplanade des Mosquées interdit, au lendemain d'une attaque meurtrière anti-israélienne dans ce lieu ultra-sensible.

Vendredi, trois Arabes Israéliens ont tué par balles deux policiers israéliens, avant d'être pourchassés et abattus sur l'esplanade des Mosquées, le troisième lieu saint de l'islam. Ce site, également révéré par les juifs comme le Mont du Temple, est situé dans la vieille, dans la partie orientale de Jérusalem occupée et annexée par Israël depuis 1967.

Immédiatement après l'attentat, l'un des plus graves incidents dans ce secteur au cœur du conflit israélo-palestinien, les autorités israéliennes ont exceptionnellement interdit l'accès de l'esplanade jusqu'à dimanche au moins.

Dispositif impressionnant

Les forces de l'ordre ont mis en place un dispositif impressionnant. Des barrières ont été installées pour empêcher les voitures et les piétons de s'approcher de la porte de Damas. Seuls ceux disposant de papiers d'identité prouvant qu'ils résident dans la vieille ville ont pu passer.

«Il ne s'agit pas de sécurité. Ils veulent punir les citoyens arabes de Jérusalem», s'insurge le Palestinien Bader Jweihan, un comptable de 53 ans qui a tenté sans succès de rejoindre son lieu de travail.

Moussa Abdelmonem, 73 ans, a essayé lui aussi avec l'aide de ses petits-enfants de franchir le barrage policier. En vain. Propriétaire d'une librairie, il réside à l'extérieur des remparts. Il n'a pas pu aller prier à la mosquée Al-Aqsa sur l'esplanade. «Cette mosquée n'est pas seulement destinée aux musulmans. Des touristes s'y rendent. Cette ville appartient au monde. Elle doit être ouverte», lance-t-il.

La porte de Jaffa est elle restée ouverte sous une très haute surveillance policière. A la porte des Lions à l'endroit où l'attaque a eu lieu, la police contrôle cartes d'identité et passeports.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a donné instruction de «renforcer de façon significative les arrangements de sécurité autour des voies d'accès au Mont du Temple».

A la suite de précédentes attaques, les responsables israéliens avaient évoqué la possibilité d'installer des cameras de surveillance supplémentaires et des détecteurs de métaux pour empêcher l'introduction d'armes à feu. Mais, selon les médias, la Jordanie, gardienne des lieux saints musulmans de Jérusalem, a refusé ces mesures.

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