Le Venezuela condamné par 12 pays d'Amérique

Des secouristes volontaires lors d'affrontements entre opposants et policiers à Caracas, au Venezuela, le 4 août 2017 [RONALDO SCHEMIDT / AFP/Archives] Des secouristes volontaires lors d'affrontements entre opposants et policiers à Caracas, au Venezuela, le 4 août 2017 [RONALDO SCHEMIDT / AFP/Archives]

Le Venezuela a reçu mardi un coup de semonce de l'ONU dénonçant "un usage excessif de la force" lors des manifestations hostiles au président Nicolas Maduro, et de 12 pays d'Amérique condamnant une "rupture de l'ordre démocratique".

Réunis à Lima, ces 12 pays d'Amérique parmi les plus importants -l'Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, le Guatemala, le Honduras, le Mexique, le Panama, le Paraguay et le Pérou- ont fait part de leur décision de "ne pas reconnaître l'Assemblée constituante", voulue par le dirigeant vénézuélien et qui vient d'être élue, ni les décisions qu'elle pourrait prendre.

Dans un document publié à l'issue d'une réunion de sept heures dans la capitale péruvienne, ils ont apporté leur "plein appui et (leur) solidarité" au Parlement, contrôlé par l'opposition. Ils ont également condamné "le manque d'élections libres, la violence, la répression et la persécution politique, l'existence de prisonniers politiques". Dans la foulée, le président vénézuélien a proposé un "dialogue régional" avec ces pays afin, selon lui, de "rétablir les normes de respect du droit international".

M. Maduro a fait cette déclaration à Caracas durant une réunion mardi avec ses quelques alliés, parmi lesquels Cuba, la Bolivie, le Nicaragua et l'Equateur, tous membres de l'Alliance bolivarienne pour les Amériques (Alba). Selon le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme, Zeid Ra'ad al Hussein, "plusieurs milliers de personnes ont été placées en détention arbitraire, beaucoup auraient été victimes de mauvais traitements et même de torture". Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a lui regretté que le Venezuela s'éloigne du "chemin conduisant à une solution pacifique".

 

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