Un journal cesse de paraître au Venezuela faute de papier pour l'imprimer

Une dizaine de quotidiens ont cessé de paraître au Venezuela ces trois dernières années. Une dizaine de quotidiens ont cessé de paraître au Venezuela ces trois dernières années.[JUAN BARRETO / AFP]

«Ultima Hora», le principal quotidien indépendant de l’Etat de ­Portuguesa, dans le nord-ouest du Venezuela, n’est plus distribué depuis ce jeudi 31 août, faute de papier sur ­lequel l’imprimer.

La rédaction du journal, critique envers le pouvoir, n’a pas été ­livrée ces deux derniers mois par la ­société d’Etat chargée de le distribuer. Alors que le papier, à l’instar d’autres matières premières, se fait rare dans le pays, en pleine crise économique, le groupe public est soupçonné d’utiliser sa position de monopole pour faire pression sur la presse.

Une dizaine de titres ont en effet cessé de paraître dans des circonstances ­similaires ces trois dernières années. La situation d’«Ultima Hora», toujours disponible sur Internet, est donc loin d’être isolée. Elle est représentative des tensions croissantes entre les journaux privés et le gouvernement de Nicolas Maduro, qui accuse la presse de participer à un complot américain à son encontre. 

La décision du quotidien, déploré par le syndicat des journalistes, intervient alors que l'ONU a publié mercredi 30 août un rapport dénonçant la situation catastrophique des droits de l'homme dans le pays. 

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