Pour alerter sur la Syrie, l’Unicef et le MIT simulent la démolition de votre ville

L'initiative «Deep Empathy» a été conçue par MIT et Unicef. [Capture d'écran MIT Media Lab ]

L’Unicef et le MIT l’ont bien compris, si les catastrophes se passent loin de chez nous, nous sommes moins touchés. C’est ce qui s’appelle, dans le jargon journalistique, «la loi du mort-kilomètre».

Alors pour sensibiliser une population qui ne vit pas sous les bombes, l’Unicef et l’Université du Massachusetts ont mis au point «Deep Empathy». Le concept : une IA développée par les chercheurs de Scalable Cooperation a étudié les caractéristiques visuelles des quartiers de villes syriennes, telles que Homs ou Raqqa, qui ont été dévastées par la guerre.

Ensuite un algorithme a appliqué ces caractéristiques visuelles aux photos de métropoles occidentales, épargnées par les conflits.

Le résultat est remarquable et le temps de quelques instants, peut nous faire imaginer ce que subissent les populations dévastées par la guerre.

Paris deviendrait ainsi comme ceci.

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Les chercheurs, grâce à leur projet, espèrent toucher et impacter les populations sur le sort syrien. Dans son article dédié au projet, Konbini rappelle que Raqqa (Syrie), comptait 200.000 habitants il y a six ans.

Aujourd’hui, elle est rasée à 80%, selon les chiffres de l’ONU. 13,5 millions de personnes sont dans le besoin en Syrie. Depuis 2011, plus de 5,4 millions de personnes ont fui la Syrie et des millions d’autres ont été déplacés à l’intérieur du pays, selon l’ONU.

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