Donald Trump s’en prend à une femme qui l’accuse de harcèlement sexuel

Le président américain, Donald Trump, nie les accusations de Rachel Crooks. [AFP]

Le président américain, Donald Trump, a réagi aux propos d’une ancienne réceptionniste qui travaillait dans la Trump Tower. Elle l’accuse, depuis deux ans, de harcèlement sexuel.

«Une femme que je ne connais pas et – autant que je m’en souvienne – que je n’ai jamais rencontrée, dit en première page du Fake News Washington Post que je l’ai embrassée (pendant deux minutes) dans le hall de la Trump Tower il y a douze ans. Cela n’a jamais eu lieu !», a écrit Donald Trump sur son compte Twitter. 

«Qui ferait ça dans un lieu public avec des caméras de sécurité. Encore une fausse accusation. Pourquoi le Washington Post n’écrit-il pas sur les femmes qui acceptent de l’argent pour inventer des histoires me concernant ? L’une d’elles s’est fait rembourser son emprunt immobilier», s’est défendu le président américain.

«Est-ce que quelqu'un écoute ?»

Le 20 février, le journal américain The Washington Post a consacré sa «Une» au témoignage de Rachel Crooks. La femme confie dans un long article intitulé «Est-ce que quelqu’un écoute ?» que le magnat de l’immobilier, en 2006, l’a longuement embrassée sur la bouche, contre son gré, devant un ascenseur. Elle avait, à ce moment, 22 ans tandis que lui, avait 59 ans.

Ce n’est pas la première fois que la femme dévoile cette histoire. Fin 2017, elle avait raconté en détail la scène, sur un plateau de télévision. «J’étais choquée, anéantie», avait déclaré la femme qui a avoué s’être sentie «un peu menacée».

Après les deux tweets de Donald Trump, la femme a déclaré sur la chaîne américaine CNN : «Je pense qu’en tant que président, il a des choses plus importantes à faire que de tweeter sur moi et essayer de discréditer mon histoire». Avant d’ajouter : «Je sais ce qui est vrai, il sait ce qui est vrai et je pense qu’il devrait avoir peur de ça».

La jeune femme de 35 ans a annoncé, début février, qu’elle se présentait à la chambre des représentants de l’Ohio aux élections de mi-mandat. 

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