Stephen Hawking a élaboré une théorie finale du cosmos avant sa mort

Stephen Hawking, décédé en mars 2018, a travaillé jusqu'à la fin de sa vie[Bryan Bedder / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP]

Le Journal of High Energy Physics vient de publier les derniers travaux menés par le célèbre astrophysicien Stephen Hawking, et Thomas Hertog, scientifique belge.

Cet article, du nom de «A smooth exit from eternal inflation ?» («Une sortie en douceur de l'inflation éternelle ?»), proposerait une théorie du cosmos «plus simple que nous le pensions», assure Le Guardian.

Thomas Hertog s'est exprimé sur le sujet. Malgré des difficultés de communication de plus en plus présentes, tous deux ont continué à travailler main dans la main, jusqu'au décès de Stephen Hawking. 

«Il a mené des recherches jusqu’au bout de sa vie, confie-t-il ainsi à La Libre Belgique. C’est presque logique qu’il ait travaillé jusqu’à la fin, car pour lui, la science était une grande aventure ! C’était ce qu’il aimait faire !» Selon ses dires, le chercheur aurait continué à apporter des modifications à cet article jusqu'à quatre jours avant sa mort.

Il existe de multiples théories, relatives au Big Bang et à la création de l'univers. Les dernières recherches conduites par Stephen Hawking mettaient en avant la théorie physique de «l’inflation cosmique» qui assure que le Big Bang a été suivi par des éclats répétés d'«inflation cosmique» ayant créé un nombre infini d'«univers de poche» dispersés dans l'espace. C'est ce que l'on appelle le «multivers».

Cette hypothèse doit être vérifiée

Dans leur dernier article, les deux scientifiques proposent une nouvelle hypothèse, selon laquelle, ces «univers de poche» seraient soumis à des lois physiques bien distinctes, mais que ces «univers alternatifs» ne seraient pas si différents l'un de l'autre.

Selon les mots de Thomas Hertog, Stephen Hawking «réduit le multivers à un ensemble d'univers plus maniables qui se ressemblent tous. Il dirait que, théoriquement, c'est presque comme si l'univers devait être comme ça. Cela nous donne l'espoir que nous puissions arriver à un cadre pleinement prédictif de la cosmologie.»

Mais comme le rappelle Alain Cirou, directeur général de l'Association française d'astronomie, interogé par nos confrères d'Europe 1, il s'agirait avant tout d'une hypothèse. «Le travail des théoriciens consiste à trouver des idées nouvelles, originales, de vérifier si cela fonctionne du point de vue théorique et s'il est possible de les démontrer», insiste-t-il.

Autrement dit, ces pistes détaillées dans l'article doivent maintenant être mises à l'épreuve.

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