Tout savoir sur Giuseppe Conte, pressenti pour diriger le gouvernement italien

Luigi Di Maio (à gauche), le leader du mouvement populiste italien Five Star Movement, serre la main de l'avocat italien Giuseppe Conte, le 1er mars 2018. [Filippo MONTEFORTE / AFP]

Le Mouvement 5 étoiles (antisystème) et la Ligue (extrême droite) ont proposé lundi au président italien le nom de Giuseppe Conte, juriste de 54 ans inconnu du grand public, pour diriger le premier gouvernement populiste d'un pays fondateur du projet européen.

Moderne et atypique

Décrit comme mesuré et équilibré, précis dans ses analyses et très attaché au respect du droit, Giuseppe Conte détonne parmi les habituels candidats à la présidence du Conseil.

Né en 1964 à Volturara Appula, minuscule commune de 500 habitants des Pouilles (sud), Giuseppe Conte a fait de brillantes études de droit à Rome. Avant les élections législatives du 4 mars, le M5S l’avait présenté comme possible ministre chargé de «débureaucratiser» l’administration publique.

Une réussite sans coup de pouce

Publié sur le site internet du M5S, son impressionnant CV s’étend sur 12 pages et mentionne des séjours d’études et de recherches dans les universités les plus prestigieuses du monde entier.

Son atout numéro un ? N’avoir jamais été «pistonné» par les hautes sphères de l’Etat, fait fréquent en Italie, révèle l’Obs. Devant une opinion publique dégoûtée par la corruption à tous les niveaux, l’homme fait bonne figure.

Cultivé et multilingue

Giuseppe Conte a débuté en 1992 à l’Université de Yale, puis à l’International Kultur Institute de Vienne, à la Sorbonne, à Cambridge puis à la New York University. Il est donc multilingue, un point fort qui tranche avec les dirigeants du M5S, qui sont loin de l’être.

L’Italien a notamment enseigné dans des universités en Sardaigne, à Rome, à Florence ou à Malte et il donne actuellement des cours de droit privé à Florence et à la prestigieuse université Luiss de Rome. Il possède, en outre, un studio d’avocats à Rome.

Ses compétences ne s'arrêtent pas là, puisqu'il a été membre du conseil d’administration de l’Agence spatiale italienne, consultant juridique de la Chambre de commerce de Rome, ou encore membre du comité de surveillance de plusieurs sociétés d’assurances en faillite.

Il a également écrit deux ouvrages, «La tutelle des droits et des libertés fondamentaux» et «L’entreprise responsable», s’imposant en spécialiste du secteur public et du secteur privé.

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