Le gène de la monogamie identifié par des scientifiques

Certaines espèces restent en couple, d'autres non. Certaines espèces restent en couple, d'autres non. [Martin BERNETTI / AFP]

Voilà qui pourrait constituter un arguement pour ceux qui peinent à rester fidèles à leur partenaire. En étudiant l'ADN de dix espèces, des scientifiques de l'Université du Texas ont identifié quelque vingt-quatre gènes liés à la monogamie. 

L'évolution serait donc responsable du fait que certaines espèces ont tendance à être monogames, en augmentant l'activité de certains gènes dans leur cerveau et en diminuant celles d'autres. «Nous démontrons que des mécanismes d'expression des gènes très similaires sont impliqués dans la transtion d'une espèce non-monogame a une espèce monogame», a expliqué Rebecca Young, biologiste à l'Université du Texas.

Pour mener cette étude, les scientifiques ont défini la monogamie comme le fait pour des animaux de se mettre en couple pour au moins une saison des amours, ont partagé au moins certains tâches parentales et joint leurs forces pour défendre leur progéniture contre les prédateurs.

Les dix espèces étudiées ont été divisées étaient composées de deux groupes de cinq, celles du second étant des cousins de celles du premier. Ce dernier regroupait la souris de Californie, des campagnols des prairies, du Pipit spioncelle (un oiseau), d'une espèce de grenouille et des cichlidés (un poisson), était monogame. On trouvait dans le second le Peromyscus (un rongeur), le Microtus (un autre rongeur), l'Accenteur mouchet (un oiseau), l'Oophaga pumilio (une grenouille) et une autre espèce de cichlidé, tous des animaux non monogames.

Des gènes permettant de reconnaître son partenaire

Cela a permis de déterminer comment ces espèces similaires avaient pu évoluer, sur une période de 450 millions d'années, pour développer des comportements différents. Pour ce faire, le chercheurs ont analysé les tissus du cerveau des animaux sélectionnés. Ce qui leur a permis de déterminer précisément les vingt-quatre gènes déterminant le comportement monogame ou non.

Chez les monogames, les gènes impliqués dans le développement neuronal, la signalisation cellulaire, l'apprentissage, la mémoire et les fonctions cognitive étaient plus actifs. Ils sont en effet susceptibles de permettre aux animaux de reconnaire leurs partenaires et leur progéniture, ou encore leur habitat.

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