L’Eglise reconnaît avoir détruit des dossiers sur des abus sexuels

La hiérarchie épiscopale se réunit du 21 au 24 février pour aborder les questions des abus sexuels. [HANDOUT / VATICAN MEDIA / AF]

Le cardinal allemand Reinhard Marx a reconnu que l'Eglise avait volontairement détruit des documents qui «auraient pu indiquer les noms des responsables» d'abus sexuels. 

Proche conseiller du pape François, le cardinal s'exprimait au Vatican le 23 février devant 190 participants dans le cadre du sommet mondial contre les abus sexuels à l'Eglise. «L'administration n'a pas contribué à accomplir la mission de l'Eglise mais au contraire, elle l'a voilée, discréditée et rendue impossible. Des dossiers qui auraient pu documenter ces actes terribles et indiquer le nom des responsables ont été détruits ou n'ont même pas été constitués», a-t-il avoué. 

Puis de poursuivre : «Les abus sexuels à l'égard d'enfants et jeunes sont, dans une mesure non négligeable, dus à l'abus de pouvoir dans le cadre de l'administration. Au lieu des coupables, ce sont les victimes qui ont été réprimandées et on leur a imposé le silence». 

Le président de la conférence épiscopale allemande préconise désormais que l'Eglise cesse d'utiliser le «secret pontifical» pour justifier son silence et que les détails des cas présentés devant les tribunaux soient rendus publics. 

 

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