Syrie : 35 combattants, dont 26 prorégime, tués dans le nord-ouest

Les combats étaient concentrés sur un secteur du nord de Hama que les insurgés avaient repris au régime il y a plus d'une semaine[George OURFALIAN / AFP]

Au moins 35 combattants, dont 26 prorégime, ont été tués samedi dans des raids aériens et des combats opposant l'armée syrienne et ses alliés aux groupes rebelles et jihadistes dans le nord-ouest de la Syrie, selon une ONG.

«Les frappes aériennes menées par les aviations syrienne et russe ainsi que les combats dans le nord de la province de Hama ont tué depuis l'aube au moins 26 combattants du régime et de ses alliés et neuf combattants des groupes rebelles et jihadistes», a indiqué à l'AFP le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. Dix-huit combattants pro-régime ont été tués dans les combats et huit autres dans l'explosion de mines sous-terraines, a précisé l'OSDH. Neuf jihadistes et rebelles ont péri dans les combats et les raids aériens et parmi eux figurent des combattants du groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTS), dominé par l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda et qui contrôle la majorité de la région d'Idleb, selon l'OSDH.

Les combats étaient concentrés sur un secteur du nord de Hama que les insurgés avaient repris au régime il y a plus d'une semaine. «Depuis ce matin, le régime a mené sans succès cinq tentatives pour reprendre le contrôle de Jibine et Tal Maleh dans le nord-ouest de la province de Hama», a expliqué M. Abdel Rahmane. Le 6 juin, jihadistes et rebelles islamistes avaient lancé une contre-attaque, prenant le contrôle des deux localités. Les combats avaient alors fait plus de 100 morts dans les deux camps en 24 heures.

Ces dernières semaines, la province d'Idleb a été la cible de bombardements quasi quotidiens du régime syrien et de son allié russe. Cette région qui échappe toujours au contrôle de Damas, avait pourtant fait l'objet d'un accord sur la création d'une «zone démilitarisée» en septembre dernier entre Moscou et Ankara, ayant permis d'éviter une offensive d'envergure. Cette poussée de violence, dans une région où vivent environ trois millions de personnes, a fait 390 morts civils depuis fin avril, selon l'OSDH. Déclenchée en 2011, la guerre en Syrie a déjà tué plus de 370.000 personnes et déplacé plusieurs millions.

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