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Elections Européennes 2024 : menacée de prison en Hongrie, l’Italienne Ilaria Salis obtient l’immunité en étant élue

Ilaria Salis est pour l'heure encore assignée à résidence à Budapest après avoir passé de long mois en détention, mais sa libération n'est qu'une question de temps selon son avocat. [Attila KISBENEDEK / AFP]

Poursuivie par la justice hongroise qui la soupçonne de violences sur des néo-nazis présumés, Ilaria Salis vient d'être élue eurodéputée en Italie. Elle va donc bénéficier de l'immunité parlementaire et être libérée.

Candidate du parti Alleanza Verdi e Sinistra (AVS, Alliance des Verts de la gauche), qui a obtenu près de 6,7% des voix aux élections européennes, Ilaria Salis a été élue eurodéputée ce dimanche 9 juin, en Italie. Sous procès et menacée de prison en Hongrie, cette militante d'extrême gauche sera bientôt libre grâce à ses nouvelles fonctions et l'immunité parlementaire qu'elles supposent.

Ilaria Salis, enseignante de 39 ans, est soupçonnée d'avoir spécifiquement voyagé en Hongrie pour s'en prendre à des néo-nazis présumés qui organisaient un rassemblement. Elle est pour l'heure encore assignée à résidence à Budapest après avoir passé de longs mois en détention, mais sa libération n'est qu'une question de temps selon son avocat.

Une fois qu'elle sera officiellement proclamée députée, «nous demanderons aux juges hongrois sa libération, car Ilaria a droit à l'immunité», la législation européenne prévoit «l'exemption de toute forme de détention et la suspension des poursuites pénales» pour les parlementaires, a déclaré ce dernier ce lundi 10 juin, au quotidien romain Il Messaggero.

Plus d'un an de prison

Incarcérée pendant plus d'un an, Ilaria Salis était apparue enchaînée et les pieds liés lors de son procès à Budapest en début d'année. Des conditions humiliantes qui avaient suscité beaucoup d'émotion en Italie. L'enseignante a obtenu l'assignation à résidence en mai, à la suite d'une décision de la cour d'appel.

Selon Nicola Fratoianni, l'un de deux leaders d'AVS, l'enseignante est «devenue, malgré elle, le symbole d'une Europe dont nous ne voulons pas, celle d'Orban (le Premier ministre hongrois, ndlr) qui piétine la démocratie mais aussi celle d'une Europe possible, où tous les droits seront appliqués complètement à toutes et à tous».

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