Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Présidentielle américaine 2024 : tout savoir sur Usha Vance, avocate d'origine indienne, et potentielle future «Seconde dame» des États-Unis

D’abord sympathisante démocrate, l’avocate a fini par s’encarter au Parti républicain. [REUTERS/Mike Segar]

Alors que Donald Trump a annoncé lundi J.D.Vance comme colistier à la présidentielle américaine de novembre, les portraits pleuvent dans la presse sur le sénateur américain de 39 ans. Mais les médias s'intéressent aussi à son épouse Usha Vance, brillante avocate d'origine indienne et mère de ses trois enfants.

Annoncé comme le colistier de Donald Trump, J.D. Vance pourrait devenir le vice-président des États-Unis en cas de victoire à la présidentielles américaine de novembre. Son épouse Usha Vance serait donc la Seconde dame du pays. 

Âgée de 38 ans et d'origine indienne, la juriste au CV prestigieux - fille d’une mère microbiologiste et d’un père ingénieur - a grandi dans la banlieue de San Diego, en Californie.

C’est sur les bancs de l’université de Yale que se sont rencontrés le sénateur et l’avocate : «Usha me fait clairement un peu redescendre sur Terre, et si je me comporte de manière un peu trop arrogante, un peu trop fière, je dois juste me remémorer qu'elle est beaucoup plus talentueuse que moi», avait déclaré J.D.Vance en 2020, dans des propos relayés par l’AFP.

En effet, Usha Chilukuri, de son nom de jeune fille, est diplômée de Yale mais aussi de Cambridge. Elle a officié auprès de deux juges, dont John Roberts qui est l’actuel président de la Cour suprême

Le couple s’est marié en 2014, puis l’union a été célébrée plus tard selon la tradition hindoue. 

ELLE appréhende un rôle de «seconde dame»

Avant la consécration de son époux devant la convention républicaine, Usha Vance Chilukuri travaillait pour le cabinet d’avocats Munger, Tolles & Olson. Elle a annoncé sa démission lundi 15 juillet, «pour se concentrer sur (sa) famille», a relayé l’AFP.

Apparue souriante à la convention républicaine avec son époux, elle a toutefois exprimé quelques craintes sur sa potentielle place de «Second Lady»: «Je ne suis pas sûre qu'on puisse jamais se préparer à être examinée à la loupe», a-t-elle confié. 

«Je ne suis pas impatiente à l'idée de changer quoi que ce soit dans nos vies (...), mais je crois en J.D. et je l'aime vraiment, et donc nous verrons ce qui se passe dans notre vie. Nous sommes ouverts», a-t-elle cependant assuré.

Comme son époux, la juriste a connu un revirement idéologique en quelques années. D’abord sympathisante des démocrates, l’avocate a fini par s’encarter au Parti républicain. 

Contrairement à J.D. Vance, converti au christiannisme il y a quelques années, son épouse ne partage pas cette religion et ses parents sont hindous, avait-il récemment indiqué à Fox News, lors d'une interview vidéo à deux.

Des attaques racistes de son propre camp

Si le détail est anodin pour le grand public, il semble avoir une importance pour l’électorat de Donald Trump, majoritairement chrétien.

Usha Vance Chilukuri a déjà été la cible de commentaires racistes sur ses origines et sa religion de la part d’internautes, mais aussi de personnalités publiques sympathisantes du candidat. Certains sont même allés jusqu’à partager des photos du couple et de ses trois enfants métisses.

Nick Fuentes, un suprémaciste blanc qui avait rendu visite à Donald Trump en compagnie du rappeur Kanye West en novembre 2022, avait insinué dans son podcast que J.D.Vance ne serait pas un «défenseur de l'identité blanche». 

«Nous nous attendons vraiment à ce que le type qui a une femme indienne et qui a appelé leur enfant Vivek soutienne l'identité blanche ?», avait-il fustigé. 

Un autre partisan, Vincent James Foxx, qui était présent lors de l'attaque du Capitole le 6 janvier 2021, avait écrit sur X : «JD Vance est choisi comme vice-président et il y a immédiatement une prière hindoue au RNC. Ensuite, nous verrons le sénateur Mike Lee et JD Vance faire équipe pour convaincre Trump de laisser entrer 10 millions d'immigrants indiens. Des cartes vertes sur des diplômes», avait-il attaqué.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités